Catégorie : CULTURE

Des naturalistes au XVIIIème siècle à l’Ikébana d’aujourd’hui

Le XVIIIe siècle et les naturalistes, c’est un sujet passionnant!

Cela fait deux siècles déjà que Magellan a bouclé le premier tour du monde 1522.

Les bateaux sont plus solides, John Harrison invente l’horloge de marine, le scorbut est  vaincu.

Le siècle des lumières est en plein rayonnement animé par la soif de connaissance et le constat qu’il reste de grands enjeux.

Les tours du monde vont se succéder et rendre célèbres les capitaines des vaisseaux qui s’élancent sur les océans: Bougainville, Cook, La Pérouse.

L’exposition présente 15 naturalistes au hasard Buffon, Linné, Sloane, Commerson, Rousseau, etc en relation avec un choix de livres appartenant à la bibliothèque historique de Rolle

 


Rolle Grand-Rue A travers les siècles

Samedi 22 octobre 1937, M. & Mme. Charles Chinet ont fait la derrnière course complète de Rolle à Gimel et retour. A la descente, ils étaient assis en face du Conseiller Fédéral Pilet-Golaz avec lequel ils échangèrent quelques mots… pleins de mélancolie. »
Le soir venu lorsque le tram remonta au dépôt, Jean Beck dit à Olivier Dedie: – Tiens voici le dernier tram qui passe: Et les deux compères de monter dans la voiture vide et de payer leur course jusqu’à la gare !
Ainsi se terminait un épisode de quarante ans qui aura marqué le paysage quotidien de cette fameuse Grand-Rue de Rolle et conduit sa population à entrer dans le XXème siècle. Une aventure humaine pleine d’émotion rassemblée en quelques images et témoignages laissés par ceux qui estiment que la mémoire d’un autre temps est importante et doit
être transmise.
Le 12 septembre 2015, une nouvelle Grand-Rue a vu le jour, entièrement rénovée, ouvrant une nouvelle ère que chacun espère prospère. Souhaitons que ce nouvel espace d’échanges, soit pour les rollois et les visiteurs de passage  l’occasion de vivre une nouvelle aventure aussi riche qu’autrefois .

« 2 de 2 »

Exposition Swiss Painting

D’Anton Graff (1736-1813), l’un des plus grands portraitistes de son temps à Hans Erni, en passant par Albert Anker, Calame, Hodler, Borgeaud, Bocion, Auberjonois, Valloton, Amiet, Bosshard, Giacometti, la liste est longue des peintres suisses ayant marqué de leur talent l’art international.

La valeur de leurs œuvres n’a cessé d’augmenter dans les ventes aux enchères ces dernières années.
Estimé entre 4 et 5 millions de francs suisses, le tableau de Ferdinand Hodler « Lac léman vu de St-Prex » a été finalement adjugé en 2007 à Zürich à10,9 millions.

A côté de ces peintres désormais célèbres, il y en a de très nombreux moins connus et pourtant tous pétris de talent également. Quelques uns sont rassemblés dans cette modeste collection à l’occasion d’une exposition au Château de Rolle.

 

LISTE DES TABLEAUX EXPOSÉS DU 13 AU 24 AOÛT 2014

 

 

« 1 de 2 »

 


Pourvoir la culture ensemble

Pourvoir la culture ensemble

Quelles sont les retombées économiques directes et indirectes de la culture ?

Quels sont les différents types d’investissements possibles ?

Quelle opportunité la culture représente-t-elle à l’échelle d’une région ?

Voilà un certain nombre de questions parmi d’autres qui peuvent interpeller un responsable politique en charge de construire, soutenir et développer la culture dans sa commune, de n’importe quelle taille elle puisse être.

Pour ma part, en tant que municipal des affaires culturelles de la Ville de Rolle, ce sont des questions pour lesquelles je n’ai pas de réponse.

Les raisons de cette ignorance sont simples : manque de temps, manque de moyens, appuis logistiques insuffisants, difficulté d’intégrer des réseaux, etc.

En ce sens, la récente création de la commission culturelle du conseil régional de Nyon représente une extraordinaire opportunité de mise en commun d’idées et de réflexions permettant d’avancer plus rapidement et d’apporter des réponses non seulement à nos propres interrogations, mais également à tous les groupements culturels, les créateurs, les artistes qui quotidiennement nous sollicitent.

La plateforme à deux niveaux « politique et acteurs de la vie culturelle » permet également la compréhension mutuelle des besoins et nécessités de chacun.
Elle offre une vision plus globale permettant de développer des stratégies à moyen terme.

Néanmoins, si une première étape a été franchie avec l’inventaire des structures existantes et le soutien aux arts de la scène pour la législature, il ne faut pas se le cacher, tout reste à faire encore dans un domaine ou pourtant les retombées économiques sont importantes.

Car en effet, il n’y a pas de raisons fondamentales d’ignorer l’importance de la culture dans le développement de notre région.

Si l’intérêt du rassemblement politique peut paraître évident en ce qui concerne les transports, les infrastructures routières, l’urbanisme, etc , la culture devrait l’être tout autant en ce sens qu’elle est assurément génératrice de profits et de bien-être.

En effet, de nombreuses études corroborent le fait qu’un franc investit dans la culture rapporte le double.

Ainsi dans le journal L’Hebdo de fin novembre 2011 pouvait-on lire, je cite :

« Longtemps, la culture n’a été considérée par les politiques que comme une dépense improductive et superflue. Aujourd’hui, comme le conclut l’étude Entreprendre et investir dans la culture: de l’intuition à la décision menée par les consultants du bureau Kurt Salmon et rendue publique lors du 4e Forum d’Avignon la même semaine, «La culture a prouvé qu’elle pouvait être un vecteur de croissance qui contribue à la dynamique de l’économie générale d’une ville ou d’une région, au point de devenir un élément significatif dans la compétition que se livrent les territoires pour attirer les entreprises et fixer des emplois.»

Plus loin, on lit également : « Personne ne se rendait compte que la culture était un élément de notoriété, de rayonnement, qu’elle était facteur de création d’emplois. Quant aux entreprises, elles estimaient que l’aide à la culture était l’affaire de l’Etat. Il a fallu les convaincre que l’investissement n’était pas de la philanthropie, qu’il était conforme à leur intérêt.»

Dès lors, à travers notre région, nous devons tout mettre en œuvre pour soutenir la création et pour favoriser l’accès des citoyens à la culture.

Rappelons-nous aussi qu’une identité culturelle forte est un instrument de cohésion sociale et contribue au développement global de la société.

Il faut désormais imaginer des solutions nouvelles, capables d’accompagner le développement constant de l’univers culturel en misant notamment sur le mécénat, sur des investissements privés en culture et sur l’élargissement des publics.

Car le renouvellement de la création est l’affirmation du devenir et de la pérennité de la société.

Ainsi ensemble, nous devons tout faire pour :

• accroître le mécénat;
• perfectionner les modalités d’accès au capital financier;
• encourager le développement de la demande;
• renforcer le secteur des arts et de la culture;
• renforcer le secteur des industries culturelles;
• consolider les liens entre le monde politique, les milieux d’affaires, les milieux locaux et ceux de la culture;

Après la réunion au district de Nyon de l’ancien cercle de Rolle, l’adhésion au Conseil régional, le partenariat avec Nyon Région Tourisme, Rolle se réjouit de pourvoir la culture ensemble avec toutes les communes de l’ouest, en attendant dans un avenir plus ou moins lointain d’être, peut-être, au cœur d’un rayonnement culturel lumineux entre Genève et Lausanne.

Intervention conférence de presse
Conseil régional mai 2013
Denys Jaquet


La Débridée sous toutes ses formes !

La Débridée sous toutes ses formes !
Un concept rollois pour les rollois

Au XVIIIème siècle, sur la route des grands axes transalpins, la région de La Côte connaît un trafic important de carrioles, de calèches et de diligences qui amènent l’établissement d’un grand nombre d’auberges destinées aux marchands et aux voyageurs.
Le nom de Débridée rappelle le terme populaire désignant l’écurie, la remise où l’on avait coutume de libérer les chevaux de leurs rênes et de leurs brides.

La Débridée à Rolle tout un symbole
Longtemps un lieu de rencontres et de distractions, attirant loin à la ronde les noctambules, cet ancien dancing a marqué des générations de rollois faisant chavirer les cœurs et oublier les soucis de la vie.
A ce titre, de par son vécu social, cet édifice mérite notre attention tout autant que le Château.
Nul doute que les rollois y sont particulièrement attachés.

Constat de départ:

Rolle n’a pas de salle communale digne de ce nom et rien ne se profile vraiment à l’horizon de 10-20 ans. La mise à disposition des besoins de la population d’une seconde petite salle, permettant la réunion de différentes activités culturelles publiques ou privées, serait donc un palliatif à ce manque d’infrastructure, qui pourrait d’ailleurs être complété plus tard par les locaux de la bibliothèque actuelle.
Cela compenserait par ailleurs la « perte » de la salle du casino en raison de l’installation des gradins.
Ce bref concept n’a d’autre but que de jeter les premières bases de réflexion.

Dossier à télécharger en PDF


Fontaine à rénover

Brève analyse contextuelle à Rolle

Jusqu’au 19ème siècle, l’approvisionnement de la population en eau potable et en eau destinée à l’usage artisanal ou industriel se faisait presque exclusivement par les fontaines. Aujourd’hui elles font partie du paysage local. La plupart sont encore alimentées en eau potable.

Dans les localités d’une certaine importance, l’entretien et la conservation des fontaines incombent aux entreprises responsables (usines hydrauliques), tandis que dans les petites localités, ces tâches sont assumées par le fontainier.

Il convient de faire la différence entre les fontaines fonctionnelles et les fontaines ornementales, telles que les fontaines à jets d’eau, les fontaines à vasques, les fontaines monumentales, les fontaines à cascades, etc.

Les matériaux de construction utilisés sont la pierre, le bois et, à partir du milieu du 19ème siècle, également le béton, la pierre artificielle et le fer (fonte grise). La plupart des fontaines suisses sont en pierre naturelle ou constituées d’agglomérats de pierres (« fonte de pierres »). Pour pallier les difficultés de transport, on a surtout utilisé les pierres d’origine locale: grès, calcaire coquillé en Suisse centrale et orientale, calcaire en Suisse occidentale (Arc jurassien), gneiss et granit au Tessin, dans le Valais et aux Grisons.

Du puit à la fontaine
Au Moyen-Age, les puits étaient beaucoup plus courants que les fontaines. Mais bientôt l’approvisionnement par les eaux souterraines ne suffit plus à satisfaire les besoins des cités en expansion. Aussi, à partir du 14ème siècle, on chercha à canaliser l’eau des sources vers les cités au moyen de conduites à pression réalisées avec des troncs de bois excavés. A ces conduites furent reliées des fontaines par lesquelles l’approvisionnement en eau a été assuré pendant toute l’ère moderne.

A partir de la forme simple du tronc creusé s’est développée par la suite la forme, encore actuelle, avec bassin et pilier (borne).

Télécharger le rapport complet en PDF


Vues 360°

Découvrez ici quelques vues 360° réalisée à travers mes voyages.

Cliquez sur l’image en déplaçant la souris

palaisroyalmadrid

 

 

 

Palais royale de Madrid

 

 

 


 

 

Paris St-Germain des Prés

 

 

 


 

 

 

Rolle – Ile de la Harpe

 

 


 

Rolle – Ile de la Harpe

 


 

 

 

 

Rolle – vue aérienne

 


 

 

 

 

Rolle – Ile de la Harpe

 

 


salonGrandTrianon2

 

 

 

Salon du Grand Trianon de Versailles

 

 

 


salonGrandTrianon

 

 

Salon du Grand Trianon de Versailles

 

 

 


grandtrianon

 

 

 

Cour du Grand Trianon de Versailles

 

 

 


jardingrandtrianon

 

 

 

Jardin du Grand Trianon de Versailles

 

 

 


 

 

Paris – Gare de Lyon

 

 

 

 

 


 portderolle

 

Port de Rolle avant sa rénovation en 2017

 

 

 

 


 

 

 

 

Rolle promenade John Berney

 

 


 

 

 

Vue de La Côte près de Féchy

 

 

 


 

vuedemont

 

 

 

Vue de Mont-sur-Rolle


Etude sur la politique culturelle à Rolle

(Rapport complet à télécharger en PDF)

Préambule
En fin de législature 2006-2011, le Municipal en charge a souhaité clarifier et formaliser l’engagement de l’Exécutif en faveur de la culture en réalisant une photographie de l’offre culturelle actuelle, de son subventionnement, et établir des propositions d’axes et de critères pour le développement d’une politique culturelle cohérente.
L’offre culturelle à Rolle est caractérisée par une relative richesse et diversité, elle constitue cependant une « mosaïque éclatée », mal connue. Il n’existe en effet pas à ce jour d’information centralisée concernant cette offre culturelle. De même, l’action de la Municipalité en faveur de la culture est peu lisible. Les termes « culture » ou « affaires culturelles » n’apparaissent pas dans le libellé des comptes, et il n’existait pas encore à Rolle, il y a peu de « délégué culturel » ou de « service des affaires culturelles ».
Egalement, les différentes rubriques des budgets et des comptes de la Ville ne permettent pas non plus d’appréhender facilement l’action municipale. Certains soutiens font l’objet d’une ligne séparée dans les comptes, d’autres comptabilisés dans le cadre d’ « enveloppes », selon une logique historique, parfois difficilement compréhensible. Il est ainsi difficile d’articuler des chiffres précis sur les dépenses de la Ville dans le domaine de la culture. Une analyse des comptes de la Ville permet d’estimer les dépenses nettes en faveur de la culture en 2007 à 1’440’000.- de francs si l’on prend en compte le coût lié aux bâtiments communaux qui abritent des institutions culturelles financées ou subventionnées par la Ville, et à 440’000.- francs si l’on ne tient pas compte du coût de ces bâtiments.
La plus grande partie du budget de la culture permet en effet de financer les amortissements des investissements effectués pour le complexe du Casino, la bibliothèque et le Château. Si l’on ne tient pas compte du coût des bâtiments, c’est au domaine « théâtre du Casino » qu’est consacrée plus de la moitié des ressources allouées par la Ville à la culture.

L’action de la Municipalité en faveur de la culture ne se limite cependant pas à un soutien financier : elle met également à disposition des infrastructures, dont les sociétés locales peuvent disposer gratuitement au moins une fois par an, et exempte ces sociétés de l’impôt sur les divertissements. On considère souvent que cet impôt permet de faire participer les « non Rollois » au financement des *prestations.
Une commission consultative a été mise en place il y a quelques années pour conseiller la Municipalité dans le domaine culturel. Cette commission est cependant volontairement mis en attente depuis 2009 en raison notamment d’une redéfinition des tâches dans presque tous les secteurs du développement culturel rollois.
La Municipalité décerne également une distinction « Prix de la Ville », dans le cadre de la cérémonie des « Mérites rollois » organisée à l’origine en collaboration avec l’USL, mais cette dernière semble aujourd’hui ne plus exister. La Municipalité a par conséquent repris au nom de la commune l’organisation de cette cérémonie en la combinant avec l’accueil des nouveaux habitants.
Dès lors, il est proposé que la Municipalité décide de mener une politique culturelle de proximité, fondée sur les cinq axes suivants :

  • Animer la Ville
  • Favoriser l’accès à la culture
  • Former les jeunes à la culture
  • Mettre en valeur le patrimoine
  • Promouvoir la création

Pour assurer la cohérence générale de l’action municipale dans le champ culturel, il est proposé de réviser le rôle et la composition de la commission consultative de la culture. Il est aussi proposé que l’ensemble des subventions ordinaires et extraordinaires – y compris celles accordées aux sociétés locales – soient examinées à intervalles réguliers par cette commission consultative qui serait chargée d’attirer l’attention sur d’éventuelles divergences d’interprétation des critères de subvention. Pour assurer la lisibilité de l’action municipale, il est aussi proposé de réviser le libellé du budget et des comptes, et dans ce contexte que les différentes subventions ordinaires fassent l’objet d’une ligne aubudget, qui devrait continuer de comprendre également une enveloppe pour des subventions extraordinaires garantissant la souplesse nécessaire au régime d’aide à la culture.
Il est enfin proposé que des procédures publiques et transmissibles soient établies pour tout ce qui touche aux aspects pratiques de la vie culturelle (location de locaux, salles, etc., autorisations à demander, affichage..), et qu’une réorganisation interne à l’administration soit envisagée, qui pourrait consister à confier toutes ou la plupart des activités actuellement menées à une seule personne qui deviendrait également responsable de l’information en matière culturelle.