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Courts métrages

Le monde du silence

Sous la surface de l’océan se découvrent en abondance des formes, des tailles et des couleurs diverses ; des assemblages spectaculaires de coraux durs et mous, par exemple, et des milliers d’espèces de poissons de récif donnent à voir une myriade de couleurs lumineuses et des formes multiples.

A déguster de préférence avec des hauts-parleurs ou des écouteurs!


Un soir d’été à Rolle

La sérénité du lac Léman le temps d’un vif instant!

 

 


Quelques images d’Ecosse 2010.

Comme le whisky, un voyage en Écosse est un délice de fin connaisseur, assemblage envoûtant de paysages époustouflants et de sophistication urbaine, de vivifiants embruns et de sombres eaux tourbeuses, d’activités de plein air et de richesses culturelles.

L’Écosse abrite des étendues de nature sauvage parmi les plus vastes d’Europe de l’Ouest et constitue, à ce titre, un paradis pour les animaux sauvages : les aigles royaux prennent leur envol au-dessus des lochs et des montagnes des Highlands du Nord, les loutres s’ébattent sur les rivages jonchés de varech des Hébrides

Le pays change de visage avec les saisons et offre à chaque fois quelque chose de neuf : le mauve des campanules dans les bois environnant le Loch Lomond au printemps, la couleur dorée du sable et le bleu turquoise de l’eau sur les plages des Hébrides en été, le flamboiement rouge et or des forêts du Perthshire en automne, et la blancheur scintillante de la neige fraîche qui recouvre les montagnes du Glen Coe en hiver.

A déguster avec des hauts parleurs!

Présentation de la bibliothèque historique de Rolle

Un court-métrage de Denys Jaquet réalisé à l’occasion de l’Exposition “Naissance d’une bibliothèque” en 2013

 

Richesse de la bibliothèque historique de Rolle

Court métrage réalisé à l’occasion de l’Exposition “Naissance d’une bibliothèque” au Château de Rolle en 2013.

Affiche réalisée à l’occasion de la sortie du documentaire réalisé par France Télévision en 2015 à propos de l’Académie Ozawa que nous avons l’honneur d’accueillir chaque année à Rolle depuis 2010.
Tourné également à la Fondation Louis Vuitton à Paris.

Cliquez sur l’image pour découvrir l’affiche.

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Exposition “Naissance d’une bibliothèque”

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La genèse

L’initiative de la fondation de la Bibliothèque communale de Rolle ne revient pas à la Municipalité, mais à quelques citoyens de la ville et de ses environs, «amis des lumières» et soucieux de faire profiter le «public» des «avantages de l’instruction».

Cette initiative trouva un terrain favorable à sa réalisation dans les lois cantonales de 1833, 1834 et 1837, qui réorganisaient l’instruction publique en instituant, entre autres, des écoles industrielles ou moyennes, pouvant se combiner avec les collèges.

De plus, le règlement cantonal du 7 août 1835 pour les écoles moyennes exigeait la création de bibliothèques dans les collèges (art. 99/9). A Rolle, on créa un Collège-école-moyenne en 1838. Il faudra toutefois attendre 1840 pour voir se concrétiser la fondation d’une bibliothèque.

Au printemps de cette année-là…

Au printemps de cette année-là, un «prospectus» circule dans la population rolloise et des environs pour inciter les habitants à souscrire à un projet de bibliothèque publique, «son caractère devant être supérieure à celui d’une bibliothèque populaire proprement dite, et pourtant inférieure à celui d’une bibliothèque d’académie». Les personnes intéressées «s’engagent simplement à faire plus tard un don en argent ou en livres et cela dans la mesure que chacun jugera bon»

Cinquante-trois d’entre elles ont, dans un premier temps, répondu à l’appel, dont Mme de La Harpe, veuve de Frédéric César, et le baron Théodore de Grenus. Elles sont convoquées pour une première assemblée le 25 mars 1840 au château de Rolle. Lors de cette assemblée, on élabore le premier «Règlement fondamental». La «Bibliothèque publique» est ouverte à tous, mais sur cotisations: 34 francs 50 pour les abonnements à vie, 3 francs 45 pour les abonnements annuels et 2 francs pour six mois (art. 1, 2, 15). L’usage en est gratuit pour les instituteurs et les élèves de l’Ecole moyenne et du Collège de Rolle (art. 3, 16). Elle est gérée par un comité de sept membres, dont un représentant de la Municipalité et un représentant des Ecoles, qui «fait le choix des livres à acheter» (art. 6, 7, 11).

Le début

La première intention concrète d’acheter des livres apparaît dans le procès verbal de la séance du 5 octobre 1840. Le Comité décide alors de consacrer 500 francs pour l’achat d’ouvrages. On nomme aussitôt une commission pour faire des propositions d’achats dans le domaine des sciences, de la littérature et de la religion.

En séance du 25 novembre, on décide l’achat de deux premiers ouvrages, en l’occurrence des livres de religion William Wilberforce. – Le christianisme des gens du monde  mis en opposition avec le véritable christianisme, traduit de l’anglais par M. Frossard.- Montauban :Philippe de Crosilhes, 1821. – 2 volumes in-octavo.

william-wilberforce

Donation

Après un départ somme toute classique, la bibliothèque va prendre son envol en été 1843.
Le 24 juin de cette année, le comité annonce à la Municipalité qu’il vient d’entrer en possession de la riche bibliothèque des familles Favre et Reverdil, composée d’environ 10’000 vol.

Grâce à ces volumineuses acquisitions, la bibliothèque de Rolle devient, pour un temps, l’un des plus importants fonds publics du canton, si ce n’est le plus important, à l’exception de Lausanne. Elle a passé d’un coup de moins de 2’500 vol. à quelque 12’000, accroissement qui demande en temps normal plus de dix ans.
Le comité en est fier, comme on peut le voir dans une lettre à la Municipalité.

Inauguration de l’exposition le 19 juillet 2011

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Affirmer la modernité éthique

Accueil des membres de la FEDEVACO lors de leur Assemblée générale

Château de Rolle – 16 novembre 2011

Si, de nos jours, l’arbre vaut pour le bois qu’il produit, et l’animal pour la viande et le cuir qu’il fournit, si la valeur s’est transformée en prix, c’est que le projet humaniste s’est dévoyé au fil des siècles…

Cette constatation ce n’est pas moi qui l’exprime, c’est Cristovam Buarque, Cristovam Buarque est sénateur et professeur de l’Université de Brasilia.

Il a été aussi ministre de l’éducation en 2003 et il a consacré sa vie politique notamment à la lutte  en faveur de l’alphabétisation, de la mise en œuvre d’une réforme agraire, de l’amélioration du système de santé brésilien et de l’amélioration des conditions d’emploi au Brésil.

La prise en compte des défis planétaires est la condition première pour qu’émerge un nouvel humanisme fondé sur l’idée d’une modernité éthique.

Né de la fusion d’une pensée grecque revivifiée et de l’affirmation de la primauté de l’homme sur la Terre, l’humanisme tel qu’il est apparu à la Renaissance a érigé l’homme en être distinct du reste de la nature : à part et dominateur.

Cette vision a non seulement triomphé, mais elle s’est trouvée renforcée par la toute-puissance de l’homme et les transformations que celui-ci a imprimées à la nature.

L’avenir incertain de notre planète nous impose de repenser le projet humaniste qui devrait, de mon point de vue, reposer sur sept piliers.

Promouvoir une politique planétaire

Respecter la diversité des cultures

Mieux protéger l’environnement

Valoriser une production maîtrisée par l’homme

Intégrer par l’éducation

Affirmer la modernité éthique

En tant que responsable politique, il est de notre devoir de promouvoir, à chaque niveau, une politique respectueuse de la diversité des cultures, permettant de mieux protéger l’environnement et s’insérant dans la globalité de notre planète.

Ainsi, porté par cette vision humaniste du monde, nous avons décidé, Commune de Rolle de nouer un partenariat avec la FEDEVACO en 2005.

Et je dois dire que nous ne le regrettons pas.

Il s’agit en effet d’un partenariat gagnant sur tous les points. Pourquoi ?

Parce que soutenir un projet à l’autre au bout du monde de manière réaliste

est hors de notre portée de nos organisations communales si grandes fussent-elles.

Parce qu’il faut laisser aux organisations créées pour cela, aux professionnels de la question mener à bien leurs missions.

Parce qu’une vision d’ensemble de l’aide et de la coopération est nécessaire afin d’établir des priorités. Ces priorités sont impossibles à établir à notre échelon.

Parce que l’union fait la force et regrouper nos « modestes » contributions permet d’atteindre un seuil de participation acceptable et une conduite approfondie des projets.

Il y aurait bien d’autres arguments à vanter cette collaboration, mais mon temps est compté.

Mesdames et Messieurs, je le disais en préambule, nous devons même au niveau communal se pencher sur la question de l’aide au développement, il y va d’une certaine responsabilité éthique en tant que citoyen du monde que nous ne pouvons ignorer et j’invite les communes qui ne sont pas membre  de la FEDEVACO à y réfléchir et peut-être à nous rejoindre.

Denys Jaquet – Conseiller municipal


Brève analyse du tourisme à Rolle

TOURISME ET AFFAIRES CULTURELLES

Il est identifié quatre secteurs d’activités dans le domaine du tourisme et des affaires culturelles de la Ville de Rolle, à savoir :

1.       L’accueil et le développement touristique
2.       Les événements, manifestations et fêtes
3.       La promotion et le développement des activités du théâtre du Casino
4.       La gestion du patrimoine

Dans ce rapport, seules les affaires touristiques sont traitées, notamment pour répondre au plus vite au Conseil communal de Rolle par le dépôt d’un préavis sur ce sujet.
Les autres points seront traités dans le courant du premier trimestre 2011.
L’accueil et le développement touristique

Bref historique
Durant un certain nombre d’années, l’AICC s’est occupée et à développé les affaires touristiques à Rolle et dans la région de La Côte avec l’aval et la confiance de la Municipalité de Rolle. Cette dernière a aidé encore plus particulièrement cette Association par le financement à hauteur de 60’000.- de son activité et en offrant des droits de superficie sans intérêt notamment au camping et à la loge du Château de Rolle.

Par ailleurs, la Municipalité de Rolle a soutenu pendant de nombreuses années les activités de l’AICC en mettant à disposition gratuitement des moyens logistiques, considérant à juste titre que celle-ci apportait une contribution intéressante à l’animation de Rolle et de ses environs.

En résumé, notre commune jouait un rôle majeur et prépondérant pour le développement touristique de la région, tout en n’ayant pas toujours « voix au chapitre » des décisions stratégiques et financières.

Dès 2006-2007, plusieurs événements vont se succéder ébranlant la relative bonne marche de cette Association, les voici brièvement résumés :

2006     

Suite à la reprise du camping de Rolle par l’Association (camping géré jusqu’alors par le TCS), celle-ci peine à trouver un financement pour la rénovation des installations sanitaires devenues vétustes. La nouvelle municipalité fraîchement élue souhaite par ailleurs reprendre au nom de la commune, certains des objets immobiliers construits sur son territoire avec des droits de superficie. Un accord de rachat échelonné des installations du bâtiment de la buvette du camping est dès lors signé.

2007 

La dissolution des districts de Rolle et d’Aubonne avec des rattachements respectivement au district de Nyon et Morges a pour conséquence le déchirement politique du Cœur de La Côte.

La section « commerces et entreprises» de l’AICC est au point mort et ne trouve pas de solutions pour se redynamiser.

2008    

De nombreuses communes de l’ancien district de Rolle adhèrent au Conseil régional de Nyon. Ce dernier s’occupe notamment avec NRT (Nyon région tourisme) du développement touristique de cette partie du canton.

La Municipalité de Rolle reprend la gestion du camping en son nom.

Une nouvelle loi attribue aux communes la perception des taxes de séjour.

Contrainte principale : le produit des taxes doit être attribué exclusivement au profit du développement touristique. Le Conseil régional de Nyon se profil sur cette question.

2009 

Changement de direction au comité de l’AICC qui voit le départ de son Président-Directeur avec comme conséquence une succession probablement mal gérée, mal digérée.

Dissensions entre la nouvelle Présidente et nouvelle Directrice et conflit généralisé au sein du comité.

Nomination d’un Comité provisoire qui après avoir analysé la situation, établi des propositions, et se résout après plusieurs mois à faire voter en assemblée générale la dissolution de l’AICC au 30 juin 2010.

2010   

Dès lors municipalité de Rolle se retrouve contrainte officiellement de reprendre et maintenir une activité de gestion et d’accueil touristique, notamment en conservant le personnel de la loge du Château et en assurant les salaires et les frais courants.

Après une expertise financière neutre des comptes et bilans de l’AICC, celle-ci conclu à un résultat nul entre les actifs et passifs liants l’AICC et la commune de Rolle. Dès lors, la page est tournée.

Analyse de la situation de l’offre touristique à Rolle
et des moyens disponibles.

Peu ou pas d’offre comparable à Nyon, Morges ou St-Cergues

Force est de constater que l’offre touristique à Rolle se limite à peu de chose. En effet, le Château n’est pas visitable, il n’y a pas de musée ou d’attraction dignes de ce nom, pas d’installations sportives d’intérêt suprarégional. Quant à l’offre hôtelière, elle est à ce jour presque inexistante et dans ce contexte les quelque chambres d’hôte n’ont aucune peine à faire le plein. S’agissant du camping, il en est de même. Idéalement situé au bord du lac, d’une capacité relativement limitée, la promotion par son site internet suffit à le remplir.

Par ailleurs, la qualité du paysage, la douceur des quais, quelques restaurants et pâtisseries font de Rolle une réputation qu’il n’y a d’une certaine manière pas besoin de promouvoir.

Situation géographique exceptionnelle
La situation géographique parfaitement centrée entre Genève et Lausanne, avec une sortie autoroutière, une gare régionale qui prend de l’importance, un accès direct au lac avec un débarcadère officiel de la CGN, un port de plaisance avec places visiteurs, font de Rolle un endroit privilégié pour relayer l’information touristique de cette région du canton de Vaud.

Installations d’accueil
Le bâtiment d’accueil (loge du Château) situé au centre ville proche de l’administration communale, proche du Château, du lac, disposant de solutions de parking, visible depuis les principaux axes routiers, offre un potentiel exceptionnel. Ce bâtiment a d’ailleurs parfaitement été conçu par l’AICC en rapport aux tâches auxquelles il était destiné.

Un personnel qualifié et fiable
S’ajoutant à ce qui précède le personnel hérité de l’AICC dispose d’une expérience et de compétences adaptées aux missions qui peuvent lui être confiée. Cette expérience offre en complément la possibilité d’accueillir annuellement au moins un/une stagiaire en formation dans le domaine touristique, ce qui permet un échange positif réciproque. Il s’agit par conséquent de préserver cet acquis et même de le renforcer.

Un rôle utile et indispensable pour la gestion du camping
En l’absence d’un concept et d’une solution à long terme quant à la gestion du camping, la structure en place permet de satisfaire dans l’immédiat aux principaux besoins et renseignements requis par les clients du camping. Ceci est précieux, car il faut se rappeler qu’un camping est un outil de promotion qui rapporte de l’argent à la commune de Rolle du point de vue de la location directe, de la consommation durant le séjour et bien entendu du produit des taxes.

Des activités et manifestations sous contrôles
Un certain nombre d’activités et manifestations restent dans l’immédiat sous le contrôle du tourisme, tels que le rendez-vous mensuel estival des « coffres ouverts », la « Parade navale, le Festival des Orgues de Barbarie, etc. Par ailleurs, le personnel en place gère et distribue les réservations des soirées théâtrales du Casino, réserve et encaisse les abonnements CFF Flexicards, etc.

Certaines tâches concernant les questions événementielles et manifestations pourraient être revues dans le courant 2011 lors de l’étude sur cette question. Cependant, on peut considérer également que de nouvelles missions pourraient être confiées  liées au fonctionnement de la commune et à l’accueil des nouveaux habitants par exemple.

D’autre part, l’engagement éventuel d’un/d’une responsable de l’événementiel ne résoudra pas la nécessité d’une permanence quotidienne sur le terrain.

Finalement, l’examen détaillé du cahier des charges des personnes concernées révèle une foule de tâches utiles à priori pour notre commune.

Un relais touristique entre Genève et Lausanne
Partie intégrante du district de Nyon, Rolle ville de villégiature depuis des décennies, ne peut ignorer les affaires touristiques dont il faut rappeler qu’elles constituent la première source de revenu du pays. Cependant, située en limite de la région Nyon, Rolle se situe également en limite de la région Morgienne.

De ce fait, son rôle qui ne peut être un office de tourisme à part entière pour les raisons évoquées précédemment, semble être à l’évidence celui de créer un pont touristique entre les deux régions.

Un « Point d’informations touristique » au profit de Nyon, St-Cergues, et Morges. Ce rôle est la partie qu’il reste à définir ces prochains mois en collaboration avec les instances concernées.

Conclusions
Sur le plan touristique, on vient de le voir Rolle à plus à donner qu’à recevoir. Constatant cela, il est évident qu’elle doit jusqu’à nouvel avis demeurer autonome sur le plan organisationnel et sur le plan financier. De même on l’a vu, un très grand pourcentage du cahier des charges concerne des activités proprement rolloises.

Un rôle qui n’a pas été décrit plus haut est celui de relais d’informations au profit de la partie gastronomie – domaines viticoles – produits du terroir  de la région de La Côte. Certes ce rôle est rempli en partie par la Route du Vignoble, mais à l’évidence le « Point d’informations » de notre commune joue un rôle important, ne serait-ce que pour la partie disponibilité de chambres d’hôtes. Sur cette question également, il semble que nous ayons plus à donner qu’à recevoir.

Questions prioritaires :

Les questions qu’il faut se poser immédiatement sont par conséquent les suivantes :

Quel pourcentage de l’activité touristique constitue le cahier des charges
du « Point d’informations » de Rolle ?

Qui bénéficie en premier lieu de cette activité dédiée ?
Comment et par qui cette activité est-elle financée ?
Le personnel actuel a-t-il les compétences nécessaires et est-il suffisant ?

Propositions :
Une délégation rolloise doit dans les plus brefs délais rencontrer les instances touristiques des régions concernées afin de convenir de ce qui précède et définir une politique adaptée au contexte de note ville, soit la mise en place d’un contrat de prestations.

Questions secondaires :
Les questions qu’il faudra se poser dans un avenir plus ou moins lointain :

Quel rôle notre cité peut-elle jouer à l’avenir dans le développement touristique ?
Comment développer une infrastructure hôtelière ?
Quels sont les atouts que nous avons (camping, plage, ports, château, casino, école international etc.) ?
Comment développer ces atouts et étendre notre offre?

Propositions :

Ainsi que déjà évoqué, ce n’est pas parce que nous n’avons pas d’offre touristique que nous ne devons pas avoir une politique du tourisme. De ce fait, il serait souhaitable que cette activité soit regroupée désormais avec les affaires culturelles. Une commission culturelle redynamisée composée dès lors aussi de personnes liées au développement économique (commerçants, restaurateurs, entreprises, gérant du camping etc.) s’occuperait également des questions de tourisme et d’économie, rapportant périodiquement à la Municipalité.

Finalement, soyons lucides, Rolle ne construira pas dans un quelconque avenir une maison des congrès, une patinoire, le plus grand centre hôtelier entre Lausanne et Genève, mais il y aura peut-être des initiatives privées telles que l’auditorium prévu par l’institut Le Rosey et des fusions de communes qui étendront l’offre d’une communauté d’intérêts toujours plus grandes.

Et puis Rolle, a un château. Un château exceptionnel de par sa situation notamment. Avec un peu d’imagination et pas mal de ténacité, et  pour autant que la politique locale y consente, celui-ci pourrait devenir l’écrin de grandes expositions, d’un musée international, d’une Fondation, et de bien d’autres projets effaçant d’un seul coup deux siècles d’attentisme. Le plan directeur du Château devrait être aménagé en ce sens.

Rolle pourrait peut-être ainsi redevenir la ville qui a attiré à son âge d’or les personnages les plus illustres de l’époque et des artistes de toutes sortes.

Une ville attirante et rayonnante.

La Perle du Léman.


De la nécessité d’une bibliothèque scolaire et publique au collège du Martinet à Rolle

Les changements qui se produisent aujourd’hui dans la société et dans l’enseignement — évolution des techniques de communication, réforme des programmes, nouvelles méthodes d’enseignement
— rendent de plus en plus nécessaire le développement ou la création, dans les établissements scolaires, de centres multimédia, tant pour aider à améliorer la qualité de l’enseignement que pour faciliter l’auto-instruction et l’éducation permanente.

L’importance croissante de l’école parallèle, la lente disparition de la notion de vérité établie, l’augmentation vertigineuse des connaissances, leur caractère de plus en plus scientifique et technique,
conduisent à créer dès l’école les conditions qui permettront de développer chez l’élève l’aptitude au travail autonome. Chaque individu devra assumer désormais dans une plus large mesure la responsabilité de son propre apprentissage, dans le cadre d’une éducation permanente, dont la scolarité obligatoire n’est qu’une étape.

Le dossier complet est ici : Principes_bibliotheque_Martinet_D_light1

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Panoramiques

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Peintures

Quelques essais de peintures (huiles et acryliques)


Sculptures

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De la difficulté de mener une politique du logement au niveau communal.

(Notes à l’attention du Forum social de La Côte – Dully le 21 septembre 2013
Intervenant: Denys Jaquet – Municipal des affaires sociales – Rolle)

Introduction
Les personnes sans logement sont condamnées à rester dans la précarité ! Le logement est un déterminant majeur de l’insertion de l’individu, puisqu’il conditionne à la fois sa vie quotidienne et ses relations dans la société.

Dans ce sens, le droit à un logement digne est fondamental.

Dans un contexte économique et social où le fossé entre riches et pauvres se creuse et où la difficulté de se loger décemment s’accroît, il est urgent de rappeler ce droit, mais aussi de se mobiliser pour que chaque famille en bénéficie.

Sur le plan international Le droit au logement est un droit universel. Il est reconnu au niveau international et dans plus de 100 Constitutions nationales dans le monde. C’est un droit reconnu pour chaque personne.

En dépit de ce droit, les sans-abri, les mal-logés et les expulsés sont de plus en plus nombreux dans toutes les villes et les campagnes de la planète. Plus de 4 millions de personnes ont été expulsées de force de leur logement entre 2003 et 2006. Dans le monde aujourd’hui, 100 millions de personnes sont sans-abri et plus d’un milliard de personnes est mal-logé. Selon les estimations des Nations Unies, 3 milliards de personnes vivront dans des bidonvilles en 2050. La plupart de ces personnes vivent dans les pays du sud, mais aucun continent n’est ni ne sera épargné.

Qui est touché ?
Le non-logement est un mal qui ronge de plus en plus de personnes exclues par les problèmes de la vie : la perte d’un travail, le divorce, la maladie, la retraite ou même les petits salaires. Obligeant cette catégorie de personnes à changer de logement sans solution de rechange, tout simplement par ce qu’il n’y en a pas. Alors cette population trouve des solutions alternatives, pas toujours en adéquation avec la norme, mais dans le souci d’exister…

Pour ceux qui ont encore quelques ressources et pour éviter de tomber dans la marginalisation, l’hébergement chez les tiers est une solution palliative pour une très courte durée à cause de la cohabitation parfois difficile. Surtout, cela est un amortisseur social qui, dans la plupart des cas, évite les chambres d’hôtel souvent insalubres surpeuplées et payées chèrement pour le peu de prestation s’il y en a. Ces derniers sont parfois juste une soupape, le temps de refaire surface dans la vie. Le terrain de camping est une destination devenue à la « mode » mais la législation très contraignante, le fait rester une solution de transition et les cas extrêmes, faute de solutions de logements accessibles, sont aujourd’hui contraints de vivre en « squat », dans des logements ordinaires mais pour lesquels ils ne disposent d’aucun titre d’occupation.

A Rolle
L’activité économique a connu un boom sans précédent ces dernières années, plaçant la commune dans une situation privilégiée. La population a fortement augmenté, tout comme les emplois avec l’arrivée de nombreuses nouvelles entreprises.

Cependant, ce développement engendre également des problèmes et nous devons faire face à des défis importants:

– La rareté des zones artisanales et industrielles;
– Une utilisation des terrains constructibles peu coordonnée;
– Un territoire exigu
– Les terrains à légaliser en mains privées
– L’insuffisance de certaines infrastructures et la priorisation de leur réalisation et leur financement.
– La fragilisation de l’équilibre démographique, notamment la difficulté d’accès au logement pour les jeunes.

Le prix à payer
Il est important également de garantir la mixité sociale. Il faut laisser la possibilité aux différentes catégories de citoyens, notamment aux moins favorisés et aux classes moyennes, de vivre dans leur région en leur donnant la chance d’accéder à des logements à loyers abordables. Il faut également leur offrir des services qui répondent à leurs besoins.

Ainsi à Rolle comme ailleurs, nous subissons le prix à payer d’une politique de création d’emplois qui oublie le volet logement. En effet, rappelons que la politique de création d’emplois est initiée par le département de l’économie du canton, alors que la construction appartient clairement au domaine privé.

A cela s’ajoute la libre circulation des personnes et le fait que de nombreux citoyens européens ont choisi la qualité de vie de notre région pour y vivre désormais. Par leur pouvoir d’achat et par celui des entreprises qui les engagent, cette population exerce une pression considérable sur l’offre de logement, soit sur la construction en termes de typologie de logements offerts sur le marché, soit en termes de pression sur les prix de l’habitat en général.

Dans ce contexte, nous constatons que ce sont les habitants qui subissent la hausse des prix de l’immobilier ; les plus fragilisés doivent partir, puisque cette hausse des prix de l’immobilier impacte directement le coût de la vie et crée une perte réelle du pouvoir d’achat. Seules les personnes qui possèdent déjà un bien immobilier pour se loger ne subissent pas cette hausse des prix, puisque la valeur de leur bien augmente avec le prix du marché, ce qui n’est pas le cas des primo accédants comme les jeunes familles.

Document à télécharger pour découvrir l’intervention complète

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Région Nyon

Denys Jaquet

Conseiller municipal rollois

Région Nyon

Le développement régional a pris beaucoup de retard dans le canton de Vaud et c’est particulièrement vrai en ce qui concerne notre région de La Côte. L’attentisme et les espoirs provoqués par le projet de redécoupage des Districts y sont pour quelque chose. Cela est pourtant loin d’être une excuse et à l’heure où l’avenir se dessine assez clairement, on ne voit toujours pas de réaction propre à espérer un changement de mentalité. Chacun admet que le temps des esprits de clocher est révolu, mais personne ne sait vraiment comment changer cela.

Pourtant, pour La Côte c’est un enjeu essentiel dans plusieurs domaines tels que : la formation, les structures sociales, les transports, l’approvisionnement en eau, en énergie, la gestion des déchets, sans oublier le tourisme et bien entendu le développement économique. Pour une certaine partie de ces secteurs, des associations intercommunales existent déjà regroupant un certain nombre d’intérêts. Cependant, on constate régulièrement des dissensions dans le fonctionnement et au moment de prendre des décisions. L’un des sentiments évoqué par les membres des communes de moindre importance est le fait de participer financièrement, mais de n’avoir jamais réellement le droit au chapitre.

A ce contexte fragile est venu se greffer ces dernières années, la propre réorganisation du canton. La teneur des changements, leur implantation parfois brutale, la complexité des raisons à souvent perturbé les responsables communaux et irrité, faute d’une communication mal gérée, les organes délibérants.

Aujourd’hui, nous sommes à la croisée des chemins. L’époque ou la croissance économique permettait à chacun des acteurs de la société, d’une région, de réagir en fonction de l’actualité et lors de la révélation de problèmes est révolue. La souveraineté de l’Etat est remise en cause par l’Etat lui-même, acceptant un certain nombre de tâches qu’il a reconnue désormais et en renvoyant toute une autre partie à ces sujets. Ainsi pour les communes, il s’agit aussi de le reconnaître et de l’admettre. Cette prise de conscience pourrait peut-être être le départ d’une nouvelle attitude, voir d’une nouvelle pensée vis-à-vis de nos voisins les plus proches au sein d’une même région.

Tout autour de nous le monde s’est mis en marche, ce monde est composé de régions qui passent ou qui sont passé par les mêmes défis à relever et tels qu’ils se présentent à nous aujourd’hui. La capacité à relever ces défis fera la force de la région qui est la nôtre. Ne pas les relever, serait la plus grande honte des responsables politiques en place. En effet, contrairement à d’autres, nous avons tous les atouts pour réussir. Situation géographique exceptionnelle, pôle international, grandes écoles, aéroport international, réseau de transport moderne, tissu socio-économique diversifié, tout est entre nos mains pour réussir. Il suffit juste de penser autrement, s’accepter mutuellement  et se mettre au travail.

Probablement, ces énormes avantages sont-ils également un frein aux idées et aux changements. Tel le fils à papa, ne voyons-nous pas les efforts auxquels il faut consentir ne serait-ce que pour conserver ces avantages et aussi combien peut-être ont-ils été difficile à obtenir par ceux qui nous ont précédés.

Serons-nous capable d’être digne de cet héritage ? Telle est la question posée à notre région et peu importe finalement si cette région va ou non, des rives de La Versoix à celle de la Venoge.


Enseignement Vaud

Education

L’éducation dès le moment où elle prépare les citoyens de demain doit être au cœur de nos préoccupations, que nous soyons parent ou non. Reconnue d’utilité publique dans notre canton depuis 1809, elle devrait faire aujourd’hui l’objet d’un consensus général dans les régions. Or, il n’en est rien, au contraire, au sein de l’arrondissement de Rolle, c’est probablement le sujet le plus brûlant qu’il soit.

Comment en est-on arrivé là ? Probablement parce que le contexte historique de départ est différent qu’ailleurs, plus sûrement parce que le contexte relationnel intercommunal a été mal géré au cours du temps, et qu’il est au point mort aujourd’hui. L’absence de conventions intercommunales préalable, ou des conventions mal rédigées, sujettes à interprétation,  ont été la cause de l’augmentation des difficultés relationnelles entre les communes partenaires en vue de la création en 2001, d’une association intercommunale.

A cela est venu s’ajouter la démarche EtaCom lancée par le canton dès 1999 et visant à la redistribution des tâches entre l’État et les communes. Ainsi, depuis 2004,  l’État assume l’essentiel des charges de fonctionnement de l’école obligatoire, notamment l’entier des salaires des enseignants, des directions et du personnel administratif. Les communes assurent les investissements et les charges pour les bâtiments ainsi que celles liées aux transports, devoirs surveillés, cantines scolaires et accueil des élèves en dehors des heures d’école.

A ces constats s’ajoutent les modifications légales et leurs conséquences organisationnelles survenues depuis quelques années, soit :

  • dès 1995, l’introduction d’EVM,
  • en 1999, la réorganisation territoriale consécutive aux mesures Table ronde,

dite mesure 1’013,

  • en 2000, l’adoption par le Grand Conseil de la LHEP,
  • en 2001, la transformation du SENEPS en DGEO,
  • dès janvier 2003, le transfert des responsabilités administrative et pédagogique des derniers groupements scolaires primaires à des directions d’école,
  • et enfin en août 2003, l’entrée en vigueur de la LPers.

De plus, l’introduction en 2002 du dispositif d’allocation de ressources baptisé enveloppe pédagogique a modifié considérablement le rôle des autorités locales pour les travaux de préparation de la rentrée suivante.

Dès lors, des révisions partielles de la loi scolaire du 12 juin 1984 et du règlement d’application du 25 juin 1997 sont rendues nécessaires ; elles complètent les adaptations de la LS adoptées en juin 2003 suite à l’entrée en vigueur de la LPers.

Ainsi que l’on peut le constater, il y a des raisons expliquant la situation dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui, auxquelles s’ajoutent parfois l’incapacité probable des responsables politiques à gérer de tels changements.

Tous ces changements profonds nécessitent aujourd’hui une révision de la loi scolaire du 12 juin 1984 et la mise en place d’une nouvelle loi cantonale. Les informations qui suivent sont en large partie tirées de l’Exposé des motifs préparant ces changements et qui devraient servir à la compréhension des intervenants de tous horizons sur l’avenir de l’école dans notre région.

Peut-être faut-il au préalable signifier au lecteur que la tâche qui est dévolue au département de la formation et de la jeunesse (DFJ) de notre canton, est à l’étranger du ressort d’un ministère central avec des moyens d’investigation bien supérieur. Néanmoins, l’identification et la description des processus qui suivent sont remarquables à plus d’un titre et méritent si ce n’est notre adhésion, tout du moins notre attention et notre compréhension.

Chiffres de l’école vaudoise (2003-2004)

  • 97 établissements sous la responsabilité de 90 directions
  • env. 900 bâtiments affectés à l’usage scolaire (salles de classe, salles

spéciales, salles de gymnastique, piscine…)

  • 4’169 classes ou groupes d’élèves
  • 79’554 élèves de 4 à 16 ans
  • 7’980 enseignants représentant 5’738 ETP en raison des temps partiels

Le nombre élevé de bâtiments scolaires, plus de 900, pour une population de moins de 80’000 élèves, montre une très grande dispersion géographique du système. Cette dispersion, principalement pour les classes primaires, est la conséquence de la volonté politique de garder une école de proximité.

Etablissements scolaires

Auparavant, un établissement était défini comme l’organisation scolaire d’une commune ou d’un groupement de communes ayant à sa tête un directeur. Pour des non-spécialistes, la confusion est fréquente entre groupement et établissement : certaines autorités parlent encore de leur groupement, alors que de fait il n’en existe plus depuis 2002, la plupart ayant d’ailleurs disparu lors de la mise en oeuvre de la Loi scolaire du 12 juin 1984, donc au 1er août 1986.

En juin 2003, dans le cadre de la révision de la LS consécutivement à l’adoption de la LPers, le Grand Conseil a accepté l’art. 47 nouveau suivant :

« Un établissement est constitué d’un ensemble de classes, localisées dans un ou plusieurs bâtiments et placées sous l’autorité d’un directeur.

Un établissement primaire comprend les classes du CIN et les classes des CYP. Un établissement secondaire comprend les classes du CYT et les classes des 7e, 8e et 9e degrés.

Un établissement peut être à la fois primaire et secondaire.

Touts porte à penser qu’à terme le CYT disparaîtra (5e et 6e degrés) au profit d’un CYP étendu.

Arrondissements scolaires

L’arrondissement scolaire est une entité introduite avec la LS de 1984. Composé de un ou plusieurs établissements, il est régi par une convention particulière signée par les communes concernées. La convention fixe en particulier les modalités financières pour la gestion des classes pré-gymnasiales, appelées depuis VSB, regroupées au sein de l’un des établissements. Avec l’introduction du CYT dès 1997, le conseil exécutif de l’arrondissement a abandonné sa principale prérogative quant à la fixation des seconds seuils d’admission dans les classes du 6e degré secondaire.

Son rôle s’étant ainsi fortement réduit, l’arrondissement est depuis lors en perte de vitesse. Même si certains arrondissements sont encore très dynamiques, ailleurs on remarque que le travail des autorités scolaires de l’arrondissement y est quasiment au point mort.

Groupements scolaires

Dès le 1er janvier 2003, la réorganisation territoriale consécutive aux décisions de la Table ronde a rattaché les derniers groupements scolaires à des directions d’établissement (cas des communes de l’Ouest du district de Rolle), lesquelles sont par ailleurs dotées de nouvelles responsabilités sur le plan organisationnel (conduite de projets, tâches de formation notamment). Les commissions scolaires de groupements, qui jouaient un rôle de direction administrative, ont ainsi perdu leur mission, ce qui a conduit à leur disparition.

Régions scolaires

Les établissements sont répartis en 10 régions à des fins de gestion et de collaboration. Le DFJ a procédé à cette mise en place au 1er janvier 2002, surtout pour répondre aux besoins de gestion liés à l’enveloppe. Les établissements de La Côte au nombre de 14 font partie de la région Dôle (voir plan).

Cette organisation régionale ne concerne pas directement le public, les prestations scolaires étant délivrées par les établissements.

Rôle des établissements

Depuis quelques années, les établissements scolaires évoluent dans un contexte social de plus en plus difficile. Si, en plus de ses missions prioritaires de transmission des connaissances et de développement des compétences des élèves, l’école a toujours été un agent de socialisation et d’apprentissage de règles morales et de citoyenneté, elle est maintenant confrontée à des problèmes sociaux plus difficiles à gérer. Par exemple, la direction de l’établissement est souvent la première informée lors de graves problèmes familiaux et c’est à elle de réagir en conséquence. La prévention, ainsi que la lutte contre la violence et les incivilités chez les jeunes, sont des préoccupations grandissantes des parents et de la société. Les établissements scolaires, en partenariat avec d’autres instances spécialisées agissent sur les plans de la sécurité, de la justice, de la santé, du multiculturel,etc. Ils se voient attribuer de nouvelles responsabilités nécessitant une bonne concertation avec des acteurs externes à l’école et la mise en réseaux des intervenants au plan local.

Direction

Avec l’introduction de la LPers, les directeurs voient leurs responsabilités et compétences confirmées en ce qui concerne la pédagogie et renforcées en matière de gestion du personnel de l’établissement ; il en va de même pour la gestion financière, consécutivement à la démarche EtaCom. Pour les membres du conseil de direction (directeur, doyens), cela implique la clarification de leurs cahiers des charges et une gestion plus dynamique au plan des ressources humaines : recrutement, sélection, formations initiale et continue, mobilité des personnels d’encadrement. De façon générale, avec la complexité croissante des tâches à résoudre et le niveau d’attente du public, les exigences posées aux cadres sont de plus en plus élevées. Dans un système éducatif, les enjeux liés à l’encadrement étant de mieux en mieux perçus, les personnels de direction sont de fait mis sous une forte pression. Aucun pays développé ne semble échapper à cette évolution, laquelle entraîne souvent des difficultés importantes de recrutement pour ces fonctions.

Enveloppe pédagogique

Pour toute organisation, la maîtrise de la masse salariale est un impératif qui passe par la maîtrise tant des coûts que du volume d’emploi. Pour l’enseignement obligatoire vaudois, cette gestion du volume d’emploi était fondée jusqu’en 2002 sur l’ouverture ou la fermeture de classes. Les commissions scolaires fonctionnaient là comme autorités de préavis, tout comme les municipalités et les conseils exécutifs, le DFJ agissant en finalité comme instance de décision sur la base des moyens alloués par le Conseil d’État et le Grand Conseil. Dès 2002, le DFJ octroie une enveloppe pédagogique à chaque établissement. L’utilisation de cette enveloppe vise à responsabiliser la direction et le corps enseignant de l’établissement en lui accordant plus d’autonomie. En tant que professionnels, les directeurs et les enseignants doivent opérer des choix en vue d’atteindre les objectifs qui leur sont fixés et en rendre compte au canton. Cette démarche est conforme à l’évolution des systèmes éducatifs les plus performants, dans le sens où elle renforce l’autonomie et la responsabilité des acteurs professionnels concernés et doit ainsi permettre d’améliorer la qualité du système. L’enveloppe pédagogique attribuée aux établissements leur permet de procéder aux ouvertures ou fermetures de classes nécessaires, dans le cadre des moyens qui leur sont accordés. L’exercice des compétences légales et réglementaires des commissions scolaires, des municipalités et des conseils exécutifs est ainsi modifié, notamment par l’abandon de la validation des plans de rentrée par le DFJ.

Enveloppe financière

La mise en oeuvre du projet EtaCom renforce le pilotage des établissements par le canton. Également au plan financier, les établissements doivent assumer dès 2004 la gestion des montants accordés par enveloppe financière, et ceci sans la collaboration des communes. Ils utilisent pour ce faire les moyens comptables standards de l’État de Vaud (PROCOFIEV).

Les autorités communales

Si la nouvelle répartition des compétences entre canton et communes a déjà été introduite dans la LS en 1999, il reste toutefois nécessaire de poursuivre le processus de clarification les responsabilités de chacun (gestion du personnel, matériel pédagogique, transports).

La situation actuelle des commissions scolaires d’établissement ou d’arrondissement est perçue comme difficile, notamment en raison de pertes successives des compétences et d’une disparition annoncée dès 1999. Lors des débats du Grand Conseil sur la démarche EtaCom, la structure a également été déclarée comme peu adéquate. Dès lors, il est à relever que de plus en plus de membres des commissions scolaires attendent la fin officielle de celles-ci et la mise en place des conseils d’établissement, leur rôle et leurs responsabilités étant perçus comme de plus en plus flous.

Conseils exécutifs et municipalités

Toute décision entraînant des conséquences financières relève des autorités exécutives communales dont les modes de collaboration intercommunale sont fixés dans une convention dès que l’établissement est actif sur plus d’une commune. On constate un accroissement des difficultés liées à l’application de ces conventions intercommunales. En matière budgétaire, les processus de décision au sein des conseils exécutifs sont délicats à conduire : les questions de quorum ou de majorités le plus souvent ne sont pas fixées par les conventions, par exemple.

Selon la Constitution et la loi, la compétence décisionnelle en matière budgétaire revient au conseil général ou communal (articles 146, lettre b, de la Constitution du 14 avril 2003 et 4 chiffre 2 LC). L’élaboration du budget par le conseil exécutif, là où il existe, pourrait avoir de fait comme conséquence un transfert de compétences (cf. p. 23, 2e cas de figure). Des cas récents ont montré les difficultés dans lesquelles peuvent se trouver des communes lorsque leurs relations sont réglées par une telle convention. Selon la Constitution et la loi, la compétence décisionnelle en matière budgétaire revient au conseil général ou communal (articles 146, lettre b, de la Constitution du 14 avril 2003 et 4 chiffre 2 LC).

Ainsi, lors des délibérations, les conseillers généraux ou communaux peuvent faire des propositions (amendements) visant à modifier le projet de budget qui leur est soumis pour adoption. Le conseil général ou communal peut également refuser purement et simplement le projet de budget (article 9 du règlement du 14 décembre 1979 sur la comptabilité des communes). Dans de tels cas, la situation est difficile pour toutes les communes qui ne peuvent exploiter le budget prévu pour l’établissement.

Ces cas, possibles depuis 1986, ont été relativement rares. Toutefois, ces dernières années et surtout fin 2003, des cas sont apparus liés peut-être aux situations plus difficiles des finances communales – ou plus claires en matière de responsabilité. Enfin, les délégués municipaux au sein du Conseil exécutif pourraient être tentés de donner la prédominance à la défense des intérêts communaux cependant au détriment d’intérêts pédagogiques ou régionaux.

Conseils communaux ou généraux

La situation n’est pas totalement satisfaisante pour diverses raisons, notamment parce qu’elle donne le sentiment à des citoyens actifs, comme le sont les conseillers communaux ou généraux, que les questions scolaires ne les concernent pas. Même si des Conseils communaux ou généraux ne revendiquent pas le complet exercice de leurs compétences en matière budgétaire, ils restent cependant seuls compétents pour les décisions portant sur les budgets des établissements, à l’exception des associations intercommunales (cf. 4.3.3).

Souvent peu sollicités pour l’école, ces conseillers ne prennent part aux décisions touchant l’école qu’à l’occasion de constructions nouvelles ou lors de l’adoption des budgets et des comptes, sans disposer de réelles marges de manoeuvre.

Des citoyens actifs, pour la plupart intéressés aux questions touchant la collectivité, peut-être intéressés par les questions scolaires, voient celles-ci leur échapper le plus souvent. Au mieux, le municipal concerné les informe des décisions prises par d’autres autorités.

Cette situation paraît très dommageable pour l’école. Pour être performant, un système scolaire doit bénéficier de la confiance de son environnement social, doit être soutenu par les autorités locales. La captation de fait des décisions par un conseil exécutif va à l’encontre du développement d’un tel climat autour de l’établissement.

La fin des schémas actuels

Avant EtaCom, le rôle du canton, consistait à s’occuper de la pédagogie et de la conduite générale de l’école. L’axe séparant les compétences canton – communes est un axe horizontal. Cette situation est peu claire: tant le canton que les communes s’occupent de tous les champs et domaines concernés, les compétences sont réellement enchevêtrées, aucune ne relevant clairement d’un niveau politique ou de l’autre. Plus grave, les responsabilités ne sont pas clairement réparties. A contrario, des responsabilités clairement réparties et bien assumées par les acteurs concernés sont une condition sine qua non d’un développement favorable de notre système scolaire.

Pour l’ensemble des associations constituées, les collaborations sont vécues le plus souvent positivement, ce qui n’est pas toujours le cas pour les collaborations réglées uniquement par conventions.

Une des caractéristiques particulières des conventions intercommunales conclues au sens de l’art. 50 LS est qu’elles sont adoptées par les Municipalités et non par les Conseils communaux ou généraux.

Cette caractéristique est de nature à accroître le sentiment des organes délibérants que les questions scolaires ne les concernent pas. Les nombreux changements déjà enregistrés dans l’organisation territoriale scolaire et ceux consécutifs à la démarche Table ronde ont rendu les conventions des groupements scolaires primaires caduques dès le 1er janvier 2003. Il serait nécessaire de les réadapter complètement mais cette opération ne paraît pas utile si les changements de la LS proposés ne sont adoptés par le Grand Conseil.

Nécessités des changements

Il est important de relever que les changements présentés dans cet EMPL relèvent de nécessités de deux ordres : le premier ordre, lié à des facteurs internes au canton, découle de la démarche EtaCom et de la mise en oeuvre des changements de la LPers. Le deuxième ordre relève de l’évolution générale des systèmes éducatifs au plan mondial. Ces deux nécessités ne sont d’ailleurs pas antagonistes.

Si les pages précédentes ont évoqué les facteurs internes – EtaCom, LPers, quels sont les facteurs d’évolution externes à notre système ?

Au XIXe siècle, l’évolution de la société marquée entre autres par l’industrialisation naissante a poussé le pouvoir politique d’alors à développer notamment de nouvelles structures scolaires (cf. chap. 3 ci-dessus). Les autorités vaudoises, très innovantes et volontaristes, soucieuses d’assurer le développement économique du canton, engagent selon les moyens de l’époque mais avec détermination des actions en vue d’augmenter massivement le niveau de formation de toute la population. C’est dans ce contexte que les changements intervenus dans l’organisation scolaire en 1833 ont permis un développement économique remarquable de notre canton sur la deuxième partie de ce siècle.

De même, en ce début de XXIe siècle, l’émergence de la société de l’information, société à forte prédominance du secteur tertiaire et utilisant abondamment les hautes technologies, pose de nouveaux défis pour l’école publique. Dans tous les pays, les changements sociétaux imposent au système éducatif des changements organisationnels importants. Pour le canton de Vaud, siège d’entreprises de pointes et riche de pôles de formation de haut niveau, l’avenir passe certainement par notre capacité à faire en tous cas aussi bien que d’autres pays en matière de formation.

En effet, si l’on a vérifié depuis longtemps que les clés de la réussite pour l’économie d’un pays résident dans une politique de formation de grande qualité et passe par une performance de haut niveau de son système éducatif, force est de constater que certains indices, dont les résultats de l’enquête PISA menée en 2000 par l’OCDE, montrent qu’un effort doit être entrepris dans notre pays pour améliorer le niveau des compétences de nos élèves. Notre canton ne fait pas exception.

Par ailleurs, les élèves feront dans leur carrière professionnelle ultérieure face à une concurrence accrue au plan mondial. Dans un monde plus globalisé, les élèves qui fréquentent nos écoles, et a fortiori encore plus à l’avenir, se trouveront encore plus en concurrence dans l’exercice de leur profession avec d’autres jeunes, fournis par d’autres système éducatifs.

Les élèves d’aujourd’hui auront besoin de compétences de haut niveau tout au long de leur parcours. Le contexte actuel voit un développement exponentiel du savoir et des connaissances, par l’usage grandissant des technologies de l’information. L’école se doit en conséquence d’aider l’élève à développer des compétences notamment d’analyse, de résolution de problèmes et de travail en équipe.

Donc, au plan cantonal, les défis majeurs à relever à l’avenir nécessitent en particulier une collaboration renouvelée, différente et plus efficiente entre autorités cantonales et communales.

Objectifs de la réorganisation

Ce projet de réorganisation doit apporter un bénéfice certain aux acteurs ci-dessous:

  • aux élèves

– par la qualité des décisions prises pour et dans leur établissement,

– par le climat collectif amélioré au sein et autour de l’établissement,

– par une meilleure adaptation de la vie de leur école à leurs besoins,

– par une prise en charge des jeunes plus cohérente entre l’école et son environnement,

  • à leurs parents

– par la qualité des décisions prises pour et dans l’établissement,

– par une sécurité accrue dans les relations avec l’école grâce à une meilleure

compréhension des décisions concernant leurs enfants ou la vie de l’établissement,

  • aux autorités scolaires et municipalités

– par la clarification de leur propre rôle et de l’avenir des organes concernés,

– par l’intérêt retrouvé pour les tâches accomplies pour l’établissement,

– par leur capacité à influencer la vie de l’établissement,

  • aux enseignants

– par la qualité des décisions prises pour et dans l’établissement,

– par le développement ou le maintien d’un bon climat de travail au sein de

l’établissement,

– par le développement ou le maintien de relations ouvertes avec son environnement

induisant la confiance de chacun,

  • aux directeurs – conseils de direction

– par la crédibilité renforcée des directeurs et des conseils de direction découlant d’une

clarification des attentes et des rôles,

– par la qualité du “leadership” reposant sur un climat relationnel serein,

  • au DFJ

– par une sécurité accrue dans la mise en oeuvre du cadre légal et réglementaire,

– par la crédibilité renforcée du système face à son environnement sociopolitique

au plan cantonal,

– par la possibilité d’améliorer les performances du système scolaire, d’en rendre compte

et de disposer d’instruments permettant d’assurer son pilotage.

Pour atteindre ces objectifs, il s’agit de se concentrer sur 2 axes prioritaires :

  1. mettre en place une structure garantissant à l’établissement scolaire un ancrage institutionnel et socioculturel au plan local. En effet, une école performante est une école dans laquelle les parents et les partenaires sociaux ont confiance ;
  1. identifier et séparer les champs de compétences et les responsabilités y relatives pour chaque groupe d’acteurs concernés.

Régionalisation – collaboration intercommunale

Les enjeux scolaires dépassent le plus souvent le territoire d’une seule commune. La qualité du service public dépend aussi de la capacité des acteurs concernés d’arbitrer les conflits d’intérêts locaux et de promouvoir une conception dynamique de l’intérêt général dans le domaine scolaire pour une région.

Dans le passé, il s’est avéré que les décisions locales autour de l’école ont parfois été caractérisée par des arbitrages difficiles entre des intérêts locaux divergents et que les structures mises en place, notamment dans le mode conventionnel, se sont avérées inadéquates.

Dans ce contexte, il serait donc tentant de vouloir redéfinir les modes de collaboration intercommunale autour de l’établissement ou comme dans le passé, de régler cette question par le biais de la Loi scolaire du 12 juin 1984 en imposant par exemple l’association intercommunale.

Deux raisons plaident au contraire pour laisser les communes choisir les modalités de collaboration intercommunale, sur la base de la législation générale s’appliquant en la matière.

La première raison, quasi absolue, est que la Constitution déclare par son art. 139 que cette question relève de l’autonomie des communes. De plus, conformément à l’esprit de la démarche EtaCom, l’État n’a plus de raison de dicter des choix hors de son champ de compétence.

La seconde raison est que la Loi sur les communes (LC) offre un cadre normatif adapté et évolutif, tout à fait adéquat dans le domaine scolaire. L’augmentation – 32 – constatée du nombre d’associations intercommunales alors que rien ne l’imposait et les expériences positives réalisées par les communes avec ce mode de collaboration intercommunale en fournissent la preuve.

En dehors de l’association intercommunale, une autre modalité est proposée par la LC : l’entente intercommunale. A ce jour, aucun groupement de communes n’a choisi de fonctionner pour l’école selon cette modalité. Si des communes devaient malgré tout la choisir, les intérêts de l’école ou d’un établissement ne seraient pas menacés. La nécessité de faire approuver la convention fondant une entente intercommunale par l’organe délibérant de chaque commune remédient déjà au déficit démocratique constaté dans le mode conventionnel de la LS (cf.4.6).

Ainsi, le Conseil d’État propose de remettre la responsabilité de l’organisation intercommunale aux seules autorités compétentes en la matière, à savoir les communes. C’est pourquoi il propose l’abrogation des art. 50 et 64 de la LS et le renvoi aux bases légales contenues dans la LC.

Conseil d’établissement

Le Conseil d’État est soucieux de maintenir une relation de proximité entre d’une part l’établissement, sa direction, l’ensemble de son personnel et d’autre part son environnement socioculturel, les autorités communales ou intercommunales, les parents de ses élèves et les représentants de la société civile. (cf. 7.6)

Pour cela, le Conseil d’État propose de mettre en place des conseils d’établissement. Même si, pour d’aucuns, ce nouvel organe succédait aux actuelles commissions scolaires, il s’agit réellement d’une nouvelle structure car son rôle est fondamentalement différent de celui de la commission scolaire.

Conçu comme lieu d’échanges dynamique – on dit volontiers aujourd’hui interface – entre l’institution scolaire, les parents, la société civile et les autorités locales, le conseil d’établissement doit favoriser l’implication des communautés locales et régionales dans la vie des établissements.

Plusieurs systèmes éducatifs ont expérimenté avec succès des structures assez semblables au conseil d’établissement proposé. On peut notamment citer le Québec ou des cantons alémaniques. Par un tel dispositif, dans le contexte social actuel, ils ont réussi à mieux ancrer leurs écoles dans leur environnement et de développer ainsi des lieux d’enseignement favorisant l’investissement des élèves dans leurs apprentissages.

Rôle

Le conseil d’établissement concourt avec le conseil de direction et les enseignants à la bonne marche de l’établissement et à l’insertion de ses activités dans la vie locale.

Si les autorités communales sont responsables des infrastructures et en sont véritablement propriétaires, le conseil d’établissement est centré lui sur les besoins des utilisateurs – usagers. Dans les systèmes éducatifs performants, une des caractéristiques des établissements est de nourrir des relations étroites avec les divers groupes d’acteurs composant la communauté locale.

Dans cette perspective, le conseil d’établissement doit favoriser :

  • l’échange d’informations et de propositions entre les autorités locales, la population, les

parents d’élèves, les enseignants et le conseil de direction ;

  • une collaboration étroite avec le conseil de direction dans les domaines relevant de la

compétence des communes, en particulier pour la mise en oeuvre de décisions touchant

  • l’appui du conseil de direction et du corps enseignant pour l’accomplissement de ses tâches éducatives, notamment en matière de prévention.

Organisation

Un conseil d’établissement est constitué pour chaque établissement. Ainsi pour un établissement dont la zone de recrutement comprend une partie de commune, une commune ou plusieurs communes groupées en association ou en entente intercommunale, un seul conseil d’établissement est constitué et rend ainsi la perception de l’école beaucoup plus simple qu’actuellement, où en pareille situation, il existe plusieurs commissions scolaires.

Compétences

Les autorités communales délèguent des compétences au conseil d’établissement selon les modalités fixées par le règlement de la LS. Un règlement interne du conseil d’établissement, adopté par les autorités communales ou intercommunales et approuvé par le Département de la formation et de la jeunesse, définit ces compétences.

Il pourrait ainsi, à titre d’exemple :

– préaviser le règlement interne de l’établissement, avant son approbation par le DFJ,

– préaviser les orientations socio-éducatives du projet d’établissement,

– approuver la politique générale de l’établissement en matière de camps, courses et voyages,

– approuver le programme et les actions de prévention mis en oeuvre dans l’établissement,

– définir le programme d’activités culturelles, péri- et post-scolaires,

– approuver le plan de localisation des classes pour l’année scolaire suivante,

– approuver l’organisation des cérémonies de promotions et de fin d’année,

– prendre position sur le rapport annuel que le conseil de direction adresse au DFJ.

– donner son préavis sur :

– la définition de l’aire scolaire,

– le programme des cours facultatifs financés par les communes,

– les mesures d’amélioration de la qualité des prestations communales,

– les mesures d’accueil des élèves en dehors des horaires scolaires,

– la planification pour les besoins en locaux et pour les transports scolaires,

– le budget de l’établissement pour les ressources communales.

De même, l’État par le DFJ délègue des compétences au conseil d’établissement.

A titre d’exemple, il pourra :

– décider le cadre général de l’horaire de l’établissement,

– décider les modalités de collaboration des enseignants aux manifestations parascolaires,

– décider d’accorder, le cas échéant, 2 demi-journées de congé au maximum en plus des 14

semaines de vacances.

Nominations

Le conseil d’établissement est nommé tous les cinq ans dans les trois mois qui suivent le renouvellement des autorités communales, par l’autorité de nomination, soit la municipalité ou le comité de direction.

L’autorité de nomination organise des élections pour désigner les délégués des parents. Il faut relever que cette modalité bien implantée dans le canton de Berne donne entière satisfaction.

Composition

Il est composé à parts égales de 4 groupes de représentants :

  • les délégués des autorités de la ou des communes ;· les délégués des parents

de l’établissement (en principe et si possible 1 délégué par cycle ou voie) ;

  • les délégués de la société civile intéressés et concernés par la vie de l’établissement (par exemple milieux socio-éducatifs, culturels, de loisirs, musicaux ou sportifs… ; milieux ecclésiastiques et paroissiaux… ; commerçants, chefs d’entreprise…) ;
  • les délégués du conseil de direction, du corps enseignant et d’autres professionnels actifs au sein de l’établissement (en principe le directeur, un doyen, 2-3 enseignants de différents cycles ou voies, éventuellement 1 autre professionnel de l’établissement).

Pour un juste équilibre dans la représentativité des différents groupes, l’effectif d’un conseil d’établissement devrait être de 20, 24 ou 28 membres.

Le règlement fixe les modalités de désignation. Les parents délégués sont élus parmi les parents de l’établissement, comme cela se pratique déjà dans certains cantons.

Fonctionnement

Le mode de fonctionnement du conseil d’établissement, comparable à celui d’un conseil communal ou général, doit permettre à ses membres de formuler des propositions à titre personnel, au nom des groupes, des personnes ou des autorités qu’ils représentent. La proposition est examinée par une commission qui préavise, afin que le conseil d’établissement se prononce.

Le conseil d’établissement ou une commission désignée par lui peut prendre l’avis d’associations, de groupes ou de partenaires concernés par la vie de l’établissement.

Il est consulté par la municipalité ou le comité de direction sur toutes les questions relatives à la vie de l’établissement.

Présidence, bureau et commissions

Le conseil d’établissement élit son président parmi les représentants des autorités locales. Il constitue un bureau dont les compétences sont définies par le règlement. Le directeur de l’établissement ou un membre de son conseil de direction en fait partie.

Il peut désigner en son sein des commissions temporaires ou permanentes dont il définit le mandat.

Association intercommunale

Comme énoncé précédemment, la “revitalisation” de l’institution scolaire passe par une redistribution des tâches, qui voit dorénavant l’État assumer seul des responsabilités prépondérantes dans le système éducatif, répondant ainsi à une de ses missions prioritaires voulue par le législateur.

Mais il ne saurait être question de cantonner les communes dans un rôle de spectateur. Il s’agit au contraire de redonner sens à la mission de soutien et d’appui des communes concernées par un ou plusieurs établissements, par une identification à une entité qui dépasse les limites communales et qui facilite les processus de décision. En se constituant en entente ou association intercommunale, au sens de la LC (cf. chap. XI, art. 110 à 128), les communes créent le lien régional voire “supra – communal” indispensable à la bonne marche et à la vie de l’établissement scolaire.

Pour des raisons compréhensibles, le présent texte n’illustre ci-dessous que les cas de figure liés à une association intercommunale.

Les rapports entre canton et communes gagnent en efficacité, puisque les champs de compétences sont clairement définis. Avec plusieurs communes, l’interlocuteur privilégié du conseil d’établissement devient le comité de direction de l’association intercommunale.

Dans le cadre d’associations intercommunales à un but ou à buts multiples existantes, il est aisé d’intégrer le domaine scolaire. L’exemple des associations déjà constituées montre des organisations très souples quant à la représentation des communes au sein des organes de l’association (conseil intercommunal et comité de direction).

Rappelons que les organes de l’association intercommunale sont :

  • le conseil intercommunal,
  • le comité de direction,
  • la commission de gestion.

Conseil intercommunal

Composition

Au sein du conseil intercommunal, les communes peuvent être représentées soit exclusivement par des municipaux ou par des délégations fixes composées de municipaux et de délégations variables composées de conseillers communaux ou encore de citoyens désignés par les autorités communales.

Le nombre de délégués de chaque commune au conseil intercommunal est proportionnel à sa population.

Rôle

Le conseil intercommunal joue dans l’association un rôle comparable à celui du conseil communal ou général à l’échelon communal.

Compétences

Le conseil intercommunal peut avoir notamment les attributions suivantes :

–       contrôler la gestion ;

–       adopter le budget et les comptes annuels ;

–       décider les dépenses extrabudgétaires ;

–       autoriser l’acquisition et l’aliénation de tous immeubles et droits réels immobiliers, l’article 44,   chiffre 1, LC, étant réservé ;

–       autoriser le comité de direction à plaider ;

–       autoriser tout emprunt, le plafond des emprunts d’investissements étant fixé à fr.…

–       adopter le statut des fonctionnaires ou collaborateurs dépendant de l’association et la base de leur rémunération ;

–       approuver la planification à long terme pour l’organisation des transports scolaires et la

–       localisation des bâtiments scolaires ;

–       décider la construction, la démolition ou la reconstruction d’immeubles appartenant à

–       l’association ;

–       adopter les conventions pour l’utilisation des locaux n’appartenant pas à l’association ; – adopter les conventions pour l’utilisation non scolaire des locaux etinstallations appartenant à l’association.

Comité de direction

Composition

Le conseil intercommunal élit les membres du comité de direction parmi ses membres. Il peut désigner au comité de direction des citoyens non-membres du conseil intercommunal.

Rôle

Le comité de direction exerce, dans le cadre de l’activité de l’association, les fonctions prévues pour les municipalités ; il joue notamment le rôle de municipalité répondante au sens de la LS.

Compétences

Le comité de direction peut avoir notamment les attributions suivantes :

–       exécuter les décisions prises par le conseil intercommunal ;

–       exercer les attributions qui lui sont déléguées par le conseil intercommunal ;

–       engager et destituer le personnel dépendant de l’association – fixer le traitement à verser dans chaque cas – exercer le pouvoir disciplinaire ;

–       exercer dans le cadre de l’association, les attributions dévolues aux municipalités, notamment par la législation scolaire, pour autant que ces attributions ne soient pas confiées par la loi ou les statuts au conseil intercommunal ;

–       entreprendre les démarches auprès des communes en vue d’obtenir la rénovation, la transformation ou la construction de locaux scolaires ;

–       adopter le plan des transports scolaires des établissements ;

–       fixer le loyer des locaux et installations scolaires ;

–       fixer le montant de la finance d’écolage pour les élèves domiciliés hors de l’arrondissement ;

–       conclure les diverses assurances de personnes et de choses.

Communes

Les communes devront contribuer tout d’abord à la mise en oeuvre des changements proposés, principalement par la création des conseils d’établissement et par la mise en adéquation à leurs modalités de collaboration intercommunale avec les dispositions de la Loi sur les communes.

Elles contribueront ensuite au financement de la structure crée au plan local, et cela dans une mesure qui devrait rester très modeste, proche des coûts qu’elles connaissent actuellement pour les conseils exécutifs ou les commissions scolaires.

Le projet est conforme à la nouvelle Constitution. Il s’appuie sur l’article 139 Cst-VD en ce sens qu’il respecte l’autonomie des communes en matière de collaboration intercommunale

Ainsi décrit, ce nouveau projet de loi jette les bases nécessaires à la mise en place dans notre région d’une future association ou tout du  moins d’une entente intercommunale. Encore faudra t-il aplanir les difficultés relationnelles évidentes entre les partenaires actuels, avec en toile de fond une situation devenue de plus en plus urgente.

Bibliographie:

Dernières publications: «Politiques sociales pour le XXIe siècle» (2001),
«Dictionnaire suisse de politique sociale» (nouv. éd., 2002), tous deux aux Ed. Réalités sociales (Lausanne).
A lire également sur l’histoire des baby-boomers: «Les baby-boomers: une génération 1945-1969», de Jean-François Sirinelli, Fayard, 2003.
Höpflinger, F., Hugentobler V., Soins familiaux, ambulatoires et stationnaires de personnes âgées en Suisse – Observations
et perspectives; Parution : fin 2005 aux Editions Médecine & Hygiène ; Actuellement disponible uniquement en allemand aux Editions Hans Huber
Rapport 2005 du Département de la santé, des affaires sociales et de l’énergie
Service de la santé publique du canton du Valais
Office fédérale de la statistique  Espace de l’Europe 10 2010 Neuchâtel / Suisse
Extraits de l’exposé des motifs et projet de loi modifiant la Loi scolaire du 12 juin 1984

Le livre blanc de la jeunesse

Jeunesse

La santé des jeunes à l’image de notre société

Passage obligé entre l’enfance et l’âge adulte, l’adolescence est un envol vers de nouveaux horizons: formation de l’image de soi, choix d’une orientation professionnelle, découverte de la sexualité, etc. C’est aussi le temps du renoncement à l’enfance et d’un détachement des parents. Au cours de cette étape décisive, les adolescents adoptent des comportements qui influenceront leur avenir et leur santé (pratique sportive, consommation de drogues, etc.).

HBSC et SMASH, deux recherches nationales réalisées en 2002, financées par l’Office fédéral de la santé publique et les cantons, offrent une évaluation étendue de l’état de santé et des besoins des adolescents de 11 à 20 ans.

Voici résumé ce qui ressort de ces deux études et dont nous devons prendre conscience dans la conduite de notre politique régionale notamment en matière de prévention.

Il s’agit ici de pas mal de données chiffrées, mais très révélatrice cependant.

Santé

  • La majorité des adolescents se sentent en bonne santé, mais…même si la majorité s’estime en bonne santé, divers maux sont assez fréquents (tête, dos, sommeil, etc.). De plus, tous les jeunes ne sont pas égaux devant la santé: le sexe et la filière professionnelle jouent un rôle, tout comme les parents et l’éducation.
  • Une large minorité rencontre des difficultés psychosociales A l’adolescence la situation peut évoluer rapidement et la plupart des problèmes se résoudre spontanément.

Cependant, entre 10 et 20% des jeunes cumulent les difficultés: ce sont par exemple souvent les mêmes jeunes qui consomment des substances psychoactives et qui sont plus déprimés. La plupart des jeunes consultent un professionnel de la santé au moins une fois par an (médecin, psychologue, etc.).Cependant, les questions psychosociales semblent encore peu abordées.

  • Péjoration des troubles du comportement alimentaire et des dépendances.

L’usage de drogues et les troubles de la conduite alimentaire ont augmenté au cours des

dix dernières années, et il semble aussi que la consommation de drogues débute plus tôt.

  • Les habitudes saines diminuent avec l’âge.

En grandissant, les jeunes ont tendance à abandonner certains comportements favorables à la santé comme une alimentation équilibrée, une activité physique régulière ou encore l’utilisation du préservatif.

Sommeil

  • Le sommeil et ses troubles occupent une place considérable à l’adolescence: chez les 11-16 ans, 32% des filles et 24% des garçons se sentent fatigués plusieurs fois par semaine voire tous les jours et chez les 16-20 ans, 54% des filles et 45% des garçons ont l’impression d’être tout le temps fatigués.

Alors qu’en théorie les besoins en heures de sommeil croissent à l’adolescence, dans la pratique, la majorité ne dort pas assez. Ce manque de sommeil peut être provoqué par un changement physiologique du rythme nycthéméral à l’adolescence ou par un excès d’activités nocturnes. Mais cela peut aussi être le signe de troubles psychosociaux.

Bruit

  • Le bruit peut nuire à la santé: les concerts et les discos, comme parfois les baladeurs ou

le travail, exposent les jeunes à des niveaux sonores trop élevés qui peuvent endommager l’audition. Chez les 16-20 ans, 34% ont déjà subi un traumatisme acoustique, et 4% d’entre eux disent souffrir d’un acouphène (sifflement) persistant.

Atteinte physique

  • 10% des jeunes en formation (16-20 ans) souffrent d’un handicap physique (lésion qui atteint l’intégrité du corps et limite son fonctionnement) ou d’une maladie chronique (qui dure au moins 6 mois et qui peut nécessiter des soins réguliers).

Entre 20% et 45% d’entre eux ne peuvent pas participer au même type et/ou à la même quantité d’activités que leurs pairs.

Il faut s’assurer qu’ils trouvent leur place dans la société.

Alimentation

  • En grandissant, les jeunes sautent de plus en plus de repas, en particulier le petit déjeuner et le souper. Puis après la scolarité obligatoire les pauses raccourcissent et les trajets jusqu’à l’école ou au travail s’allongent. Ainsi il arrive souvent qu’à midi les jeunes ne se contentent que d’un snack.
  • Déjà entre 11 et 16 ans, beaucoup de jeunes ont une alimentation peu équilibrée. Seule une minorité mange tous les jours des légumes (38% des filles et 30% des garçons) ou des fruits (40% des filles et 30% des garçons). En revanche, ils sont autant à consommer chaque jour du chocolat (27% des filles et 28% des garçons) et des limonades (26% des filles et 37% des garçons).

Suite à une alimentation peu équilibrée et à un manque d’activité physique, une part croissante de jeunes souffrent de surcharge pondérale.

Activités physiques

  • A partir de 16 ans, les jeunes abandonnent le sport en premier lieu par manque de temps (60% des filles et 47% des garçons), parce qu’ils préfèrent d’autres activités (37% des filles et 43% des garçons), qu’ils ont la flemme (27% des filles et 29% des garçons), qu’ils ont un travail physiquement dur (11% des filles et 29% des garçons) ou encore qu’ils n’aiment pas le sport (26% des filles et 22% des garçons).

Tabac

  • La situation est plutôt inquiétante, car les jeunes fument plus et plus tôt qu’il y a dix ans. Or, plus un poumon est jeune, plus il est sensible aux méfaits du tabac. En outre, plus un jeune commence tôt à fumer, plus il a de risques de rester fumeur et c’est justement à l’adolescence que la plupart du temps débute l’usage du tabac: le pourcentage de fumeurs quotidiens est de 4% chez les filles et de 6% chez les garçons de 13-14 ans, respectivement de 19% et 18% à 15 ans, et enfin de 30% et 40% à 20 ans (les élèves fumant nettement moins que les apprentis).

Alcool

  • La consommation d’alcool a nettement augmenté en 10 ans, surtout chez les filles : en 1993, 28% des filles de 16 à 20 ans buvaient de l’alcool une ou plusieurs fois par semaine contre 42% en 2002 (garçons: de 56% à 67%). L’apparition sur le marché de boissons alcoolisées sucrées, au goût agréable, a joué un rôle important, notamment chez les jeunes adolescentes. De plus, les taux d’ivresse ont nettement augmenté et touchent aussi les plus jeunes.

Attention aux accidents: le taux de jeunes (16-20 ans) qui conduisent souvent un véhicule en état d’ivresse est passé de 16% en 1993 chez les garçons à 28% en 2002 et de 3% en 1993 chez les filles à 8% en 2002.

Cannabis/drogues

  • Près de la moitié des adolescents ont déjà consommé du cannabis à 15 ans (un des taux les plus élevés d’Europe). Toutefois, la majorité des consommations restent récréatives. Il faut par contre s’inquiéter de l’augmentation considérable de la consommation régulière, qui a des répercussions négatives sur la santé.

Les jeunes de 16-20 ans qui déclarent consommer beaucoup d’alcool et de cannabis montrent en même temps un grand besoin de sensations fortes. Il est bien probable qu’ils cherchent à satisfaire ce besoin en consommant de l’alcool ou du cannabis. Ils prennent aussi beaucoup plus d’autres drogues (p.ex. ecstasy). Un bon tiers d’entre eux disent avoir besoin d’aide concernant leur consommation de drogues.

Mais pour beaucoup, l’alcool et les drogues ne sont pas les seuls problèmes: la moitié des garçons concernés ont été plusieurs fois impliqués dans des actes de délinquance pendant l’année précédente. Et parmi les filles concernées, 18% sont dépressives et presque la moitié d’entre elles ont eu des idées suicidaires concrètes durant les douze derniers mois.

La plupart des jeunes déclarent avoir confiance en eux-mêmes et en l’avenir… mais beaucoup auraient besoin d’aide pour des problèmes de stress et de tristesse.

  • Parmi les jeunes de 11 à 16 ans, 90% affirment se sentir généralement heureux. Pour ce qui est de la confiance en soi, les réponses sont positives chez 70% des filles et 85% des garçons. Chez les 16-20 ans plus de 90% pensent qu’ils vont réussir leur formation et trouver par la suite un travail.

Chez les 16-20 ans, près de la moitié des filles (48%) souhaitent de l’aide pour résoudre des problèmes de stress et de nervosité (28% des garçons). Concernant la tristesse et la déprime 34% des filles et 19% des garçons déclarent avoir besoin de soutien. Sur la base des réponses fournies à une série de questions, près d’une fille sur 10 et d’un garçon sur 20 peuvent être considérés comme dépressifs au moment du sondage. Ces chiffres semblent être restés stables au fil des ans.

Trop de tentatives de suicide passent inaperçues

  • Il est courant de songer au suicide durant l’adolescence: chez les 16-20 ans, 21% des filles et 15% des garçons ont eu de telles idées durant l’année qui a précédé le sondage.

Cela devient alarmant quand l’intéressé(e) a déjà échafaudé des plans concrets. Dans ce cas, une aide s’impose. Chez les 11-16 ans, 3% des filles et 2% des garçons ont déjà essayé d’attenter à leurs jours. Chez les 16-20 ans, c’est le cas de 10% des apprenties, de 4% des filles élèves, de 5% des apprentis et de 2% des garçons élèves. Parmi ces jeunes, seule une minorité a eu quelqu’un à qui parler de sa tentative de suicide.

Parmi les 16-20 ans qui affirment avoir essayé de mettre fin à leurs jours, 40% disent avoir fait plus d’une tentative. Il faut y voir un signe que l’encadrement des jeunes n’est pas suffisant après une première tentative de suicide.

Violence et actes de délinquance

  • La violence subie peut avoir de lourdes conséquences sur la santé. Elle est particulièrement nocive quand elle est le fait des proches: alors que 10% des 16-20 ans craignent d’être frappés par leurs parents, 12% des 11-16 ans disent l’être effectivement, dont 3% régulièrement. Le caractère tabou du mobbing (harcèlement psychologique) ou de la violence au sein de la famille pose un problème supplémentaire.

Les victimes ont souvent un grand sentiment d’impuissance. Elles auraient besoin d’être soutenues par des adultes.

Tandis que 60% des 16-20 ans déclarent n’avoir commis aucun acte de délinquance au cours des 12 derniers mois, 29% reconnaissent 1 à 2 actes de ce genre et 11% (3% des filles et 19% des garçons) affirment en avoir commis au moins 3 au cours de l’année précédente. Ces jeunes ont aussi plus de problèmes que leurs camarades dans d’autres domaines: ils sont davantage sujets à la dépression et plus souvent victimes de violence, consomment en moyenne plus d’alcool et de drogues, portent un regard plus sombre sur leurs perspectives d’avenir et citent plus de problèmes pour lesquels ils auraient besoin de soutien. Un comportement agressif se manifeste souvent très tôt et les interventions à l’âge préscolaire s’avèrent particulièrement efficaces.

Sexualité

  • L’usage du préservatif baisse avec l’âge. Il est probable que lors d’une relation amoureuse stable, une partie des adolescents l’abandonnent au profit de la pilule contraceptive notamment. Par contre, il faut s’inquiéter du pourcentage d’adolescents qui n’ont utilisé aucun moyen de contraception (près de 2%) ou des moyens douteux comme le retrait ou le «calcul» de la période favorable (plus de 10% chez les 14-16 ans). On peut supposer que, pour les plus jeunes, il est particulièrement difficile de formuler leurs besoins et leurs souhaits notamment en matière de contraception et de protection de maladies sexuellement transmissibles.

Parmi les filles de 16 à 20 ans, 5% des apprenties et 2% des élèves disent s’être trouvées enceintes; 72% d’entre elles ont recouru à une interruption, 19% ont vécu un avortement spontané et 9% ont poursuivi leur grossesse. Ces grossesses semblent dépendre de facteurs sociaux: elles concernent 7% des filles de nationalité étrangère contre 3% de nationalité suisse. Par contre, les taux d’interruption volontaire sont semblables entre les filles de nationalité suisse ou étrangère, ce qui suggère un accès identique aux soins.

La famille reste importante…

  • La grande majorité des 16-20 ans (90%) vivent encore chez leurs parents. La plupart des jeunes estiment avoir une bonne relation avec leurs parents. La famille reste aussi un endroit important pour parler de ses problèmes. Du fait de l’importance de la relation des jeunes avec leurs parents, les conflits familiaux sont particulièrement accablants.

La relation parents-enfants se met rapidement en place et la qualité de cette relation dépend de plusieurs facteurs tels que l’assurance avec laquelle les parents remplissent leur rôle, les charges qui pèsent sur eux, leur intégration sociale, les possibilités de garde lorsque les deux parents travaillent et le soutien sur lequel ils peuvent compter en cas de difficultés. Les facteurs propres à l’enfant (par ex. son tempérament) jouent aussi un rôle.

Les présents résultats ne montrent pas un lien direct entre la relation avec les parents et divers problèmes. Il est toutefois intéressant de relever dans quelle mesure les 16-20 ans qui témoignent d’une meilleure relation avec leurs parents indiquent aussi moins de problèmes de santé.

Perspectives d’étude et d’emploi

  • 90% des 16-20 ans sont sûrs de terminer leur formation et de trouver plus tard un emploi. Toutefois un cinquième des 11-16 ans se sentent stressés par l’école. Une proportion  analogue d’apprentis se sentent perturbés par plusieurs facteurs de stress au travail (4 à 6 facteurs dont la pression du temps et la responsabilité). Dans les deux tranches d’âges, 80% des jeunes estiment qu’ils se sentent bien en classe ou au travail.

Sur la base de ce sondage unique, nous ne pouvons pas conclure qu’il y ait un lien de causalité entre l’ambiance qui règne à l’école et la santé.

Néanmoins, les 16-20 ans qui jugent l’ambiance de leur école en des termes positifs signalent moins de problèmes.

Sur la base d’autres études, nous pouvons présumer qu’une bonne ambiance à l’école a aussi des effets positifs sur la qualité de vie et sur la santé.

Des pistes pour l’avenir

Les résultats HBSC-SMASH 2002 et de nombreuses autres recherches le montrent clairement: la qualité de l’environnement et les relations interpersonnelles (famille, amis) ont une influence déterminante sur l’état de santé des jeunes.

Une relation solide avec les parents joue un rôle central pendant toute l’enfance et l’adolescence.

Pour assumer leur tâche, les parents ont besoin de conditions économiques et sociales favorables. Il s’agit aussi de soutenir toutes les offres qui les confortent dans leur rôle dès la petite enfance (puériculture) mais aussi à l’adolescence (centre Sésame).

L’école est le deuxième cadre de vie important des enfants et des adolescents.

D’où la nécessité d’y soutenir une promotion globale de la santé. Certaines conditions sont particulièrement favorables à la santé (et aux performances scolaires), notamment:

  • Des objectifs clairs et un retour régulier de la part du corps enseignant
  • La participation des jeunes à l’organisation de la vie scolaire
  • Une attitude responsable et respectueuse des élèves envers leurs camarades et un climat dans lequel enfants et adolescents n’ont pas à craindre le mobbing, ni d’autres attaques
  • Des conditions de travail et d’apprentissage qui ménagent la santé

Ce qui a été dit pour l’école vaut aussi pour l’entreprise où les jeunes font leur apprentissage. Les facteurs qui influencent la santé sont les mêmes pour les apprentis et les collaborateurs adultes.

La possibilité de participer à la vie sociale est particulièrement importante durant l’adolescence. Les associations de jeunesse, les clubs sportifs et les centres de loisirs offrent aux jeunes divers contacts et expériences avec des adultes et des camarades de leur âge. En outre, les projets qui permettent non seulement de participer, mais aussi de s’engager pour d’autres et de prendre des responsabilités renforcent chez les jeunes la conviction d’avoir une emprise sur leur propre vie.

De bonnes conditions cadres politiques et juridiques sont requises pour que les jeunes trouvent en famille, ainsi que dans le cadre de leur formation et de leurs loisirs, un environnement favorisant leur santé. Citons à titre d’exemples la politique familiale et la politique de la formation, la loi sur le travail, la planification du trafic et du quartier, ainsi que les réglementations dans le domaine des stupéfiants (publicité, distribution). Il incombe donc aux politiciens d’examiner les répercussions de leurs décisions sur la santé des enfants et des adolescents.

Les jeunes en difficulté ont tendance à accumuler les problèmes: déprime, rapports sexuels non protégés, abus de substances, manque de perspectives d’avenir. Des consultations faciles d’accès, comme les services de santé scolaires, les plates-formes de consultation et d’information Internet ou encore les projets de prévention permettent un conseil et une prise en charge rapide. Le travail des animateurs de rue est aussi un bon moyen de venir en aide aux jeunes marginalisés.

Toute rencontre individuelle avec un jeune en difficulté constitue une opportunité de prévention. Les professionnels de la santé et du secteur socio-éducatif devraient être mieux sensibilisés et formés à cette activité.

Les jeunes ont souvent des idées utiles pour développer des nouvelles interventions. Il est donc capital de les intégrer à toutes les activités de promotion de la santé en tenant compte des différences de perception entre filles et garçons.

Pour les communes d’une certaine importance, la création d’une commission jeunesse pourrait être le point de départ d’une action montrant l’intérêt que nous portons à nos jeunes.


Bibliographie:

Dernières publications: «Politiques sociales pour le XXIe siècle» (2001),
«Dictionnaire suisse de politique sociale» (nouv. éd., 2002), tous deux aux Ed. Réalités sociales (Lausanne).
A lire également sur l’histoire des baby-boomers: «Les baby-boomers: une génération 1945-1969», de Jean-François Sirinelli, Fayard, 2003.
Höpflinger, F., Hugentobler V., Soins familiaux, ambulatoires et stationnaires de personnes âgées en Suisse – Observations
et perspectives; Parution : fin 2005 aux Editions Médecine & Hygiène ; Actuellement disponible uniquement en allemand aux Editions Hans Huber
Rapport 2005 du Département de la santé, des affaires sociales et de l’énergie
Service de la santé publique du canton du Valais
Office fédérale de la statistique  Espace de l’Europe 10 2010 Neuchâtel / Suisse
Extraits de l’exposé des motifs et projet de loi modifiant la Loi scolaire du 12 juin 1984

Le souvenir de Massada

par le capitaine Denys Jaquet
Acte de désespoir, acte de foi, le sacrifice de 960 Juifs au début de notre ère dans la citadelle de Massada reste un fait unique dans l’histoire de l’humanité.

Article paru dans la Revue militaire suisse en 1986

73 après J.-C. Dans le protectorat de Judée, l’occupation romaine est pesante. Partout ailleurs dans l’empire, les vaincus ont assimilé la façon de vivre des vainqueurs. Leurs Dieux ont même été accueillis au Panthéon. Ici, rien de tel. Les Juifs adorent un Dieu invisible auquel ils lient tous leurs actes et affirment que ceux de Rome ne sont que des statues. Pire encore, ils refusent les moindres gestes du mode de vie des Romains qui ne l’admettent pas. La révolte gronde. La révolte éclate. Titus l’écrase. Il prend et brûle Jérusalem et détruit le Temple. Le protectorat est devenu une colonie. A Yavné, petite bourgade, les esséniens, saints hommes, continuent d’enseigner la Thora, c’est la résistance passive. A l’intérieur du pays, les zélotes mènent la guérilla, c’est la résistance active. L’occupant n’est maître que des villes. Situation connue… L’insurrection prend chaque jour de l’ampleur. Le général Silva a cependant reçu l’ordre d’en finir. Campagne aujourd’hui classique, où une armée lourdement équipée tente de saisir un ennemi justement insaisissable. A force de massacres il y parvient finalement. Mais un nid résiste encore, Massada.

masada

Massada, une montagne tronquée dans un site préhistorique, sans un arbre, sans une herbe, proche de la mer Morte, et dont l’accès est déjà toute une aventure. Au sommet, une forteresse imprenable qui surplombe 300 m de ravin, occupée quelques mois plus tôt par une garnison romaine que les zélotes ont malgré tout délogée. Depuis, ils ne cessent de harceler les convois romains. Un siècle auparavant le maître des lieux s’appelait Hérode le Grand. Il y avait installé ses palais, d’immenses citernes et des entrepôts bourrés de vivres qui s’y conserveront éternellement tant l’air est sec. Personnage sanglant, qui a fait assassiner ses trois fils, sa nature inquiète le conduira à renforcer les fortifications édifiées quelques années plus tôt par son prédécesseur, le roi Alexandre Janée. Mais Hérode le Grand est mort. Et aujourd’hui, les zélotes ses sujets se sont installés avec leurs femmes et leurs enfants, et font transformer les bains en piscine rituelle. Leur chef s’appelle Eleazar Ben Yair. Bien qu’il se batte depuis des années, ce n’est pas un soldat, mais un combattant de la foi, comme tous ses compatriotes. Silva arrive maintenant devant Massada avec sa Xe légion. Il doit prendre la citadelle avant l’hiver, très dur dans cette région, et surtout capturer ses occupants. Ainsi, il pourra les envoyer à Rome pour les faire défiler à son triomphe. Ainsi, le peuple juif sera définitivement soumis. Pour l’heure, Silva fort de ses 15 000 hommes fait dresser une muraille autour des assiégés, avec une tour tous les 100 mètres.

Général romain Silva

Nous connaissons l’essentiel du siège grâce à un historien de l’époque, Flavius Josephe, un des chefs de la révolte, qui après de durs combats s’était finalement rallié aux Romains. Ses écrits ont longtemps laissé sceptiques ceux qui se sont penchés sur la question, tant les détails sont atroces, mais les fouilles archéologiques l’ont confirmé point par point. Du haut des remparts, les Juifs se moquent des Romains, avec ce qu’ils ont comme réserve ils peuvent tenir des années.

toutmassada

Maintenant, Silva met en chantier une rampe au seul endroit abordable de la montagne, au bout de laquelle il fait édifier une tour de fer, juste devant le rempart. Dans la tour, un énorme bélier qui, à force de se fracasser contre le mur, finit par ouvrir une brèche. Les archéologues en ont retrouvé la trace. Pendant ce temps, les zélotes ne restent pas inactifs, bien sûr. Sous un déluge de pierres, ils construisent un nouveau mur, en poutres et en terre, que le bélier en tassant l’argile ne fait que rendre plus solide. Massada va être sauvée! Mais les Romains comprennent vite que leurs efforts sont vains. Silva fait mettre le feu aux poutres du nouveau mur. D’immenses flammes apparaissent. Au début, le vent souffla si fort contre les assaillants qu’ils crurent un instant échouer. Mais soudain, le vent changea de direction et, comme si Dieu s’était mis de leur côté, embrasa le mur d’un seul coup. Les Romains regagnèrent leur camp dans l’enthousiasme, résolus à donner l’assaut le lendemain.

Les archéologues durant les fouilles ont souvent constaté ces sautes de vent. Dans la forteresse, les zélotes savent maintenant qu’ils ont peu de chances de s’en sortir et que dans quelques heures la Légion les envahira. Faut-il fuir ou tenter de se battre comme à Jérusalem?

Ecoutons Josephe: «Eleazar ne pensait pas à fuir et ne voulait pas que ses compatriotes y pensent. Il les rassembla et leur parla… Juifs pieux, qui avez résolu de ne jamais subir le joug romain mais de n’obéir qu’à Dieu, le temps est venu de montrer que vous le voulez vraiment. Nous ne pouvons éviter demain d’être emportés d’assaut, mais rien ne nous empêche de finir nos jours. Nos ennemis veulent nous prendre vivants, nous ne pouvons espérer les vaincre. Ne devons-nous pas imaginer que Dieu, qui autrefois avait tant aimé notre peuple, a résolu sa perte? Pouvons-nous douter que Dieu veuille que nous périssions après avoir vu le feu, que le vent portait vers nos ennemis, se tourner contre nous et brûler le mur qui était notre seule défense? Ces effets de la colère divine ne peuvent être imputés qu’aux crimes que nous avons commis. Puisque nous ne pouvons échapper au châtiment, ne vaut-il pas mieux satisfaire Sa justice par une mort volontaire? Nous mourrons avec la consolation d’avoir garanti à nos femmes la sauvegarde de leur honneur, épargné la servitude à nos enfants et donné à nous-mêmes une sépulture honorable. » Ainsi parla Eleazar, raconte Josephe, mais tous ne furent pas convaincus. Alors, il reprit son discours: « Qui peut douter à présent que Dieu a rendu un arrêt de mort contre toute la nation juive? »

Il reprend sa démonstration, raconte les derniers malheurs du peuple juif massacré à Césarée, à Scythopolis, à Damas, à Jérusalem, là où Dieu avait sa demeure, elle a été détruite. Et l’homme conclut: «Nous pouvons encore nous servir de nos mains, de nos épées, mourons avant de devenir esclaves, avec nos enfants et nos femmes. Mourons libres. C’est Dieu qui nous impose cette nécessité » Alors écrit Josephe: «Les maris embrassèrent leurs femmes et leurs enfants, et ils exécutèrent la décision. Tous, ils tuèrent leurs femmes et leurs enfants. Puis ils mirent le feu à leurs biens. Ensuite, ils tirèrent au sort dix d’entre eux qui reçurent pour mission de tuer les autres, chacun se rangea près des cadavres des siens et les dix s’acquittèrent de leur effroyable ministère. Puis ils tirèrent encore une fois au sort pour désigner celui qui tuerait les neuf autres, qui s’offrirent avec la même constance que les premiers. Celui qui resta seul, ayant reconnu que tous étaient mort, mit le feu au palais et se transperça. »

Le lendemain à l’aube, les Romains donnèrent l’assaut. Mais personne ne parut. Un silence terrible pesait sur Massada. Deux femmes qui s’étaient réfugiées avec cinq enfants dans des cavernes racontèrent ce qui s’était passé. Ils eurent de la peine à les croire. Mais en arrivant en vue du palais, ils trouvèrent 960 morts, en comptant les femmes et les enfants. Les chercheurs ont retrouvé les traces des zélotes, leurs modestes demeures, leurs monnaies, les traces de l’incendie, leurs cadavres, ceux de leurs femmes et de leurs enfants. Ils ont même découvert dix piécettes portant dix noms juifs. Sur la dixième était écrite «Ben Zaïr». Les jetons qui ont servi aux derniers pour choisir celui qui les tuerait.

L’événement Massada est donc un fait établi. Peut-il se reproduire? Nul ne le sait. Depuis 2000 ans, il n’a jamais été imité. Certes, il y eu dans l’histoire des actes héroïques, des actes désespérés, et qui restent remarquables, mais jamais ceux qui étaient impliqués n’avaient comme à Massada, le choix. Rien à voir non plus, avec le meurtre collectif de Guyana ou le fanatisme aveugle iranien. Massada, c’est le suicide de la foi. Existe-t’il aujourd’hui, une nation où la croyance en un être suprême est cendres révèle ce que l’homme a fait un assez forte pour déterminer un suicide jour et qu’il ne fera peut être plus collectif? Difficile de répondre. Massada exhumée aujourd’hui de ses cendres révèle ce que l’homme a fait un jour et qu’il ne fera peut être plus.

D. J.

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Conférences disponibles 2017

De l’Antiquité à la révolution vaudoise, l’émergence d’une région la naissance d’un canton

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Un parcours éclair retraçant l’histoire de La Côte,  de Rolle, de son château et la naissance du Canton de Vaud


Accident nucléaire en Europe: les réelles conséquences

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Quand la réalité dépasse la fiction, quelles seraient les conséquences d’un accident nucléaire en Europe?


L’avenir des avions spatiaux

ll y a eut bien sûr la glorieuse conquête de la Lune, à la fin des années 1960 et pendant les années 1970, avec ses grosses fusées Saturn, propulsant les fameuses capsules Apollo. Puis s’ouvrit une nouvelle ère, où l’espace parut soudain une proche banlieue de la Terre. Entre 1981 et 2011, les navettes américaines, drôles d’avions aux ailes courtaudes et embarquant des équipages, se sont régulièrement mises sur orbite pour y déployer des satellites et les modules constituant la Station spatiale internationale (ISS), avant de se poser sur Terre pour ramener matériel et équipage et de se satelliser à nouveau pour d’autres missions. Sauf que le rêve s’est brisé. Par deux fois. En 1986, la navette Challenger se désintègre après le décollage. En 2003, Columbia subit le même sort funeste, lors de sa rentrée dans l’atmosphère. Le 21 juillet 2011, le sort en est jeté: Atlantis, dernière du genre à voler, se pose définitivement à Cap Canaveral (Floride). Outre les accidents, terribles, l’économie fragile du programme, plombant le budget de la Nasa, scelle le destin des navettes. Et la conquête spatiale fait alors un bond en arrière… de quarante ans. Car pour mettre sur orbite de nouveaux satellites ou faire la liaison avec l’ISS, les agences spatiales renouent avec la technique qui leur avait initialement réussi : de petites capsules, propulsées par des fusées, retournant sur Terre à grande vitesse et achevant brutalement leur course en pleine mer au bout d’un immense parachute. Problème, elles ne sont pas toujours réutilisables. Un retour en arrière aux allures de constat d’échec: les navettes avaient l’avantage de ramener hommes et passagers sur la terre ferme, en un point fixe, à chaque voyage. Certes, les fusées désormais utilisées pourraient devenir en partie récupérables, avec des étages revenant sur Terre à la manière des fusées de Tintin. C’est ce que visent les essais menés notamment par Space X, compagnie privée qui assure le ravitaillement de l’ISS avec ses capsules Dragon. Sauf que ramener une fusée sur Terre n’a rien d’évident ! “L’atterrissage vertical demande de moduler en temps réel la poussée du moteur en tenant compte de l’altitude et de la masse de carburants restants, pour parvenir très précisément à une vitesse nulle à une altitude nulle, explique- t on chez Airbus. A la moindre erreur, on s’écrase – ou on redécolle.” L’atterrissage d’un avion spatial, y compris sans pilote, s’apparente, lui, à la technologie déjà bien maîtrisée de l’atterrissage des drones. Un argument de poids… Si bien que, poussés par les progrès technologiques et le développement de nouveaux marchés, une poignée d’investisseurs privés et d’agences publiques ont entrepris de remettre en piste cet engin. Non sans fracas.

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VOLS EN ORBITE À L’ÉTUDE
Les derniers essais en vol du SpaceShipTwo (SS2), de la compagnie Virgin Galactic, fondée en 2004 par le milliardaire britannique Sir Richard Branson, se sont soldés le 31 octobre 2015 par un crash et la mort du copilote. Malgré le drame, Virgin Galactic s’en tient à sa promesse de vols à plus de 100 km d’altitude à bord de cet avion-fusée suborbital. Un deuxième modèle du SS2 est en cours de finition dans un atelier de l’aéroport de Mojave, en Californie, et les vols commerciaux sont annoncés pour 2016. Une échéance ambitieuse… qui devrait aiguiser les appétits d’une concurrence de plus en plus sérieuse. Dans un autre hangar de  Mojave, une société fondée par un petit groupe d’investisseurs et d’ingénieurs, XCOR Aerospace, assemble le premier exemplaire de son avion-fusée Lynx, conçu à la fois pour les expérimentations scientifiques et le tourisme spatial.

Après trente ans de navettes, et d’ingénieurs, XCOR Aerospace, assemble le premier exemplaire de son avion-fusée Lynx, conçu à la fois pour les expérimentations scientifiques et le tourisme spatial. Ces efforts privés ont éveillé l’intérêt du groupe européen EADS, devenu Airbus, qui a dévoilé, en juin 2007, son concept de Spaceplane alliant propulsion aérobie (qui utilise l’oxygène de l’air) et fusée pour décoller d’une piste traditionnelle et revenir s’y poser après une incursion à 100 km d’altitude. En mai 2014, un premier largage d’une maquette à l’échelle ¼ a été effectué au large de Singapour. D’autres tests devraient suivre.

Au-delà du vol suborbital, les travaux se poursuivent aussi sur des appareils orbitaux – suffisamment puissants et résistants pour se satelliser et traverser les couches de l’atmosphère à vitesse supersonique. En 2010, l’américain Sierra Nevada Corp. (SNC) a ainsi présenté son concept, le Dream Chaser, rappelant le projet Hermès européen qui, malgré son abandon en 1992, a lui-même inspiré deux autres projets. Le premier est le démonstrateur IXV. Soit une forme aérodynamique dépourvue d’ailes qui, lancée de Kourou, a effectué une rentrée spatiale hypersonique au-dessus du Pacifique, le 11 février dernier. Cet IXV préfigure un appareil opérationnel plus complexe : l’avion spatial Pride, capable d’effectuer des vols autonomes pour tester des instruments scientifiques, de nouvelles technologies et même venir réparer des satellites. Le Pride serait ainsi un équivalent européen et civil du X-37B, qui réalise des missions secrètes pour l’US Air Force depuis 2010.

UN MARCHÉ D’AVENIR ?
En 2013, l’industriel russe Energia proposait son concept Berkout, équivalent du X-37B et du Pride. En Inde, l’agence spatiale Isro s’apprête à tester un modèle réduit de sa future navette Avatar sur une fusée-sonde au dernier trimestre 2015. En Chine, des images de l’engin Shen Long lors d’essais de largage ont fuité en 2007. Les concepts sont là, les technologies aussi. Il reste aux nouveaux avions spatiaux à trouver leur modèle économique. En 2008, les études de marché d’Airbus estimaient à 15 000 le nombre de passagers annuels prêts à débourser plus de 100 000 dollars pour des vols suborbitaux. Cela se confirmera t-il, passé l’effet de mode ? Le salut pourra-t-il venir des lancements de microsatellites ? Airbus, avec son concept Adeline dévoilé en juin, envisage un débouché inédit pour les technologies du Spaceplane. Un module ailé doté de turbopropulseurs déployables, installé à la base du premier étage des futurs lanceurs spatiaux, pourrait accueillir moteurs et commandes de vol, éléments les plus coûteux du lanceur. Une fois l’étage séparé, ce module larguerait les réservoirs vides et reviendrait se poser comme un avion à Kourou, pour être intégré sur un autre lanceur. Le coût des futures Ariane pourrait ainsi être réduit de 20 à 30 %. L’avenir dira si ce mariage intime des fusées et des avions sera la clé de l’espace…

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Quelques principes concernant la mise en place d’une politique de gestion de la restauration scolaire

Aujourd’hui, la restauration scolaire est le centre de nombreuses attentions.
En effet, elle est un des secteurs de la restauration collective les plus sensibles en regard de l’importance de l’alimentation chez les jeunes.

Chaque année, en France voisine la restauration collective distribue près de 3 milliards de repas, soit 8 millions de repas par jour. Ces établissements représentent une puissance d’achat considérable puisqu’ils totalisent 7 milliards d’euros d’achat uniquement en denrées alimentaires. Chez nous en Suisse on est encore loin de ces chiffres, mais le marché est en progression constante.

S’agissant de l’Association scolaire et parascolaire de Rolle et environs (ASPAIRE), le comité de direction a souhaité dans le cadre de la construction de nouveaux bâtiments scolaires inclure l’aménagement d’un restaurant permettant de répondre aux attentes des 900 élèves présents sur le site du Martinet. Par ailleurs, suite à l’introduction de nouvelles lois cantonales régissant la journée de l’élève, ainsi que l’accueil parascolaire, ce même comité souhaite définir une nouvelle politique en matière de distribution de repas non seulement en milieu scolaire, mais également au sein des différentes structures d’accueil de la région.

A cet effet, l’ Ecole hôtelière de Lausanne est mandatée début 2014, afin de mener une étude permettant d’apporter au Comité les éléments d’aide à la décision.

Dans l’attente du résultat de l’étude menée par les étudiants de cette école, le document présent rassemble quelques principes utiles au groupe de travail désigné au sein du Comité.

Historique et principes de la restauration scolaire
1885
L’éloignement du domicile contraint les enfants à amener leur repas à l’école. Ils apportent, chaque matin, avec la bûche pour le poêle en hiver, un panier ou une musette contenant leur nourriture. Il contient en général, du pain, un morceau de viande, un fruit et un peu de vin ; d’autres ont moins de chose ; il y en a qui n’ont ni vin ni viande ; il s’en trouve même qui n’ont pas assez de pain. Froid ou réchauffé sur le poêle de la classe lorsque le maître l’autorise, il est pris sous le préau, interrompu par les jeux, les taquineries et le désordre.

Toujours en France, on note qu’à partir des années 50 on commence à voir de véritables actions d’amélioration des cantines.

L’éducateur doit participer au repas. On parle enfin de l’accueil de l’enfant, du cadre de vie, de l’équilibre et de l’hygiène alimentaire, de l’éducation nutritionnelle. A partir de ce moment, des nutritionnistes, des associations et même l’UNESCO s’intéressent à l’alimentation des enfants à l’école.

En 1951, l’UNESCO publie une recommandation qui prévoit la prise en charge par les autorités centrales ou locales, de la construction de cantine lors de la création de nouvelles écoles. Ce texte aborde notamment l’éducation nutritionnelle, l’ambiance ou l’alimentation rationnelle.

A partir des années 60, l’éducation nutritionnelle est considérée comme importante pour l’avenir de l’enfant et c’est à la cantine que revient ce rôle. Les réflexions visent à transformer les cantines de l’époque en véritables restaurants d’enfants, qui doivent répondre à des critères de convivialité, d’accueil, de bonne alimentation et d’éducation.

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Illustrations by DJ

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Denys Jaquet

photodj

Né à Berne le 15 novembre 1954
Etudes d’art à Lausanne et New-York
Etudes marketing Société des produits Nestlé
Direction artistique de plusieurs agences de publicité
Direction logistique plusieurs banques
Officier supérieur swiss army
Co-fondateur de l’Agence Pixel Création